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		<description>En Action - Activité physique et santé est un podcast créé par Groupe Défis. Chaque semaine, notre animateur reçoit un.e invité.e pour discuter de tout ce qui concerne la course, la santé et l&#039;envers de l&#039;organisation d&#039;événements sportifs! Écrivez-nous sur notre page Facebook pour nous poser vos questions et idées de sujets.</description>
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	<title>S2E16 : Comment les organisateurs d&#8217;événements s&#8217;adaptent à la Covid?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e16-comment-les-organisateurs-devenements-sadaptent-a-la-covid/</link>
	<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 14:04:57 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
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	<description><![CDATA[<p><strong>Jean-François Tapp, Directeur des événements de courses <a href="https://gaspesia.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://gaspesia.org">Gaspesia</a>, vient tout juste de terminer l'organisation du <a href="https://gaspesia.org/ultra-trail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://gaspesia.org/ultra-trail/">Gaspesia 100</a>, le premier événement de course à avoir lieu depuis un bon bout de temps! On discute avec lui de son expérience!</strong></p>





<p><strong>Daniel</strong> : Comment te sens-tu suite à la tenue de ton événement <a href="https://gaspesia.org/ultra-trail/" title="https://gaspesia.org/ultra-trail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspesia 100</a> ? </p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Il faut savoir que peu importe la situation sanitaire, l'organisation du Gaspesia 100 est tâche ardue ; ça demeure un ultra, en sentiers. Sans compter le fait que cette année, on lançait une nouveauté, soit une course de 60 heures. Notre période d'action, en tant qu'organisateur, s'est donc prolongée à 90 heures environ! Inutile de mentionner que ce fut très intense!</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Peux-tu nous expliquer un peu la séquence organisationnelle de l'événement, soit de la prise de décision de le tenir jusqu'au jour J?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Puisque l'événement de 2020 fut contraint d'être annulé, la grande majorité de nos dossards ont été vendus en 2019 : les dossards étaient d'office transférés à l'année suivante, soit en 2021. Petite parenthèse : on a tout de même proposé un événement virtuel en 2020, soit le challenge <a href="https://gaspesia.org/defi-gaspesia100naak-version-virtuelle-de-lultra-trail-gaspesia-100-promouvoir-gaspesie/" title="https://gaspesia.org/defi-gaspesia100naak-version-virtuelle-de-lultra-trail-gaspesia-100-promouvoir-gaspesie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspesia 100 Naak</a>.</p>



<p>En janvier 2021, lorsqu'on croyait que la pandémie était dernière nous, le Québec a connu une hausse des cas, qui a paralysé la province à nouveau. À ce moment, il était hors de question pour notre organisation de faire de la promotion pour un événement. On a donc mis tout ça sur pause. </p>



<p>Par la suite, au printemps, la Gaspésie était en zone orange et honnêtement, j'avais perdu espoir de tenir l'événement. Ce qui nous a poussé à prendre la décision de suspendre toutes nos activités organisationnelles au mois d'avril 2021.</p>



<p>C'est seulement vers la mi-mai, soit suite à l'annonce de François Legault qui présentait certaines règles d'assouplissements en lien avec la tenue d'événements, que nous avons décidé d'y aller de l'avant, avec quelques petites modifications.</p>



<p>On a redoublé d'ardeur. Tel que mentionné plus tôt, notre événement n'est pas simple à organiser et ce, même avec une période de préparation convenable. Donc de le tenir, à seulement quelques semaines d'avis, c'est très atypique pour nous!</p>



<p>Comble de malheur, nous avons appris, 10 jours avant l'événement, qu'il n'était pas assurable. Après plusieurs recherches, les cotations étaient faramineuses et on ne pouvait tenir un événement avec une telle dépense. On était prêt, une fois de plus, à cesser nos activités. Jusqu'au moment où l'Association Canadienne des Courses d'Aventures nous accepte comme membre et nous offre, par le fait même, une assurance pour l'événement. Tout ça, à 6 jours du jour J!</p>



<p>Au final, on est super satisfaits de la tournure de l'événement et on considère avoir été très prudents. On a livré la meilleure version de l'Ultra Trail selon les conditions présentes et on en est bien fiers!</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Qu'est-ce qui fut le plus difficile, du point de vue sanitaire?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Honnêtement, cet aspect ne fut pas très contraignant de notre côté. Les participants étaient tellement contents de participer à un événement et de se déplacer en Gaspésie que tout le monde s'est montrés hyper respectueux. Il faut également préciser que nous ne sommes pas vraiment un événement à risque ; ça reste une course en sentiers, dans de grands espaces extérieurs. </p>



<p>Le fait que l'événement se déroule en milieu éloigné à probablement découragé les symptomatiques à se déplacer de peur de se faire refuser l'accès au site également donc ça a fait office de contrôle naturel.</p>



<p>Par contre, je dois mentionner qu'à l'interne, ce fut un peu plus difficile. Comme on un est événement qui mise beaucoup sur la chaleur humaine, l'absence d'accolades et de célébrations fut marquées. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce que les gens se sont plaints de ce manquement justement?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Pas tellement. Je crois que la plupart étaient compréhensifs et au courant de la situation. C'est certain qu'on a eu quelques commentaires dans les sondages comme quoi l'ambiance était médiocre, mais on le sait, à l'interne, que c'est passager.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : As-tu miroité l'option d'exiger une dose du vaccin à tes participants? </p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Pas du tout! Mon rôle est d'organiser des courses, pas d'être une police sanitaire. Voilà mon rôle, si on m'en demande plus, on devra m'aider en me fournissant des ressources. J'ai déjà tellement de difficulté à recruter des bénévoles, je ne pouvais même pas m'imaginer avoir une équipe de polices sanitaires. </p>



<p>On a tout de même instauré quelques mesures sanitaires comme la prise de température de tous les participants ainsi qu'un petit questionnaire médical, mais outre ça, c'était un peu en dehors de mon rôle. On a également offert un transfert d'inscription aux participants âgés de 60 ans et + qui n'avaient pas reçu leurs 2 doses mais sinon, aucun contrôle en lien avec la vaccination n'a été faite.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Avec toutes les coupures, les mesures sanitaires supplémentaires à prendre et le manque de partenaires, as-tu été en mesure d'équilibrer ton budget?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : On calcul actuellement le tout, mais on s'attends à un certain déficit, c'est certain. Il faut savoir qu'on est considéré comme un micro-événement avec un budget de moins de 100 000 $. </p>



<p>Le gros défi, avec l'annulation de l'édition 2020, c'est le maintient de nos frais fixes sans pour autant entrer de revenus. Ça va nous suivre quelques années encore malheureusement.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Si tu pouvais conseiller une autre organisation d'événement qui se questionne sur la tenue de ses activités à court terme, tu lui dirais quoi?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Il n'y a pas vraiment de ligne directrice à tracer ; ça dépends beaucoup de l'endroit, de la région et du type d'événement. Il y a définitivement des types d'événements plus faciles à tenir que d'autres ; je pense aux courses en sentiers en région par exemple. </p>



<p>Ceci étant dit, peu importe le type d'événement, il faut s'attendre à des changements, à des différences marquées et à une certaine complexité supplémentaire.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : En terminant, peux-tu nous parler de tes projets futurs?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Je retombe dans mes chaussures d'aubergiste et de guide d'aventure au <a href="https://www.campdebasegaspesie.com" title="https://www.campdebasegaspesie.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Camps de Base Gaspésie</a> à partir de maintenant. La saison bat son plein et on propose une foule d'activités variées.</p>



<p>Sur le plan des événements <a href="http://www.gaspesia.org" title="www.gaspesia.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspesia</a>, puisque c'est nous qui gérons le Circuit Régional de vélo de montagne de l'Est du Québec, on consacre actuellement beaucoup de temps sur l'organisation et la tenue de ces multiples événements. Quant au prochain grand événement de <a href="http://www.gaspesia.org" title="www.gaspesia.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspésia</a>, c'est le <a href="https://gaspesia.org/marathon/" title="https://gaspesia.org/marathon/">Marathon </a>Gaspesia qui aura lieu le 10 octobre 2021 qui attire notre attention.</p>



<p>Sinon, on a une foule de projets futurs comme un événement à étapes de vélo de montagne, un Xterra ultra et bien d'autres! Tout ça, avec la sauce gaspésienne afin de faire découvrir notre merveilleux coin de pays!</p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-François Tapp, Directeur des événements de courses Gaspesia, vient tout juste de terminer lorganisation du Gaspesia 100, le premier événement de course à avoir lieu depuis un bon bout de temps! On discute avec lui de son expérience!





Daniel : Co]]></itunes:subtitle>
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<p><strong>Daniel</strong> : Comment te sens-tu suite à la tenue de ton événement <a href="https://gaspesia.org/ultra-trail/" title="https://gaspesia.org/ultra-trail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspesia 100</a> ? </p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Il faut savoir que peu importe la situation sanitaire, l'organisation du Gaspesia 100 est tâche ardue ; ça demeure un ultra, en sentiers. Sans compter le fait que cette année, on lançait une nouveauté, soit une course de 60 heures. Notre période d'action, en tant qu'organisateur, s'est donc prolongée à 90 heures environ! Inutile de mentionner que ce fut très intense!</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Peux-tu nous expliquer un peu la séquence organisationnelle de l'événement, soit de la prise de décision de le tenir jusqu'au jour J?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Puisque l'événement de 2020 fut contraint d'être annulé, la grande majorité de nos dossards ont été vendus en 2019 : les dossards étaient d'office transférés à l'année suivante, soit en 2021. Petite parenthèse : on a tout de même proposé un événement virtuel en 2020, soit le challenge <a href="https://gaspesia.org/defi-gaspesia100naak-version-virtuelle-de-lultra-trail-gaspesia-100-promouvoir-gaspesie/" title="https://gaspesia.org/defi-gaspesia100naak-version-virtuelle-de-lultra-trail-gaspesia-100-promouvoir-gaspesie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspesia 100 Naak</a>.</p>



<p>En janvier 2021, lorsqu'on croyait que la pandémie était dernière nous, le Québec a connu une hausse des cas, qui a paralysé la province à nouveau. À ce moment, il était hors de question pour notre organisation de faire de la promotion pour un événement. On a donc mis tout ça sur pause. </p>



<p>Par la suite, au printemps, la Gaspésie était en zone orange et honnêtement, j'avais perdu espoir de tenir l'événement. Ce qui nous a poussé à prendre la décision de suspendre toutes nos activités organisationnelles au mois d'avril 2021.</p>



<p>C'est seulement vers la mi-mai, soit suite à l'annonce de François Legault qui présentait certaines règles d'assouplissements en lien avec la tenue d'événements, que nous avons décidé d'y aller de l'avant, avec quelques petites modifications.</p>



<p>On a redoublé d'ardeur. Tel que mentionné plus tôt, notre événement n'est pas simple à organiser et ce, même avec une période de préparation convenable. Donc de le tenir, à seulement quelques semaines d'avis, c'est très atypique pour nous!</p>



<p>Comble de malheur, nous avons appris, 10 jours avant l'événement, qu'il n'était pas assurable. Après plusieurs recherches, les cotations étaient faramineuses et on ne pouvait tenir un événement avec une telle dépense. On était prêt, une fois de plus, à cesser nos activités. Jusqu'au moment où l'Association Canadienne des Courses d'Aventures nous accepte comme membre et nous offre, par le fait même, une assurance pour l'événement. Tout ça, à 6 jours du jour J!</p>



<p>Au final, on est super satisfaits de la tournure de l'événement et on considère avoir été très prudents. On a livré la meilleure version de l'Ultra Trail selon les conditions présentes et on en est bien fiers!</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Qu'est-ce qui fut le plus difficile, du point de vue sanitaire?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Honnêtement, cet aspect ne fut pas très contraignant de notre côté. Les participants étaient tellement contents de participer à un événement et de se déplacer en Gaspésie que tout le monde s'est montrés hyper respectueux. Il faut également préciser que nous ne sommes pas vraiment un événement à risque ; ça reste une course en sentiers, dans de grands espaces extérieurs. </p>



<p>Le fait que l'événement se déroule en milieu éloigné à probablement découragé les symptomatiques à se déplacer de peur de se faire refuser l'accès au site également donc ça a fait office de contrôle naturel.</p>



<p>Par contre, je dois mentionner qu'à l'interne, ce fut un peu plus difficile. Comme on un est événement qui mise beaucoup sur la chaleur humaine, l'absence d'accolades et de célébrations fut marquées. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce que les gens se sont plaints de ce manquement justement?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Pas tellement. Je crois que la plupart étaient compréhensifs et au courant de la situation. C'est certain qu'on a eu quelques commentaires dans les sondages comme quoi l'ambiance était médiocre, mais on le sait, à l'interne, que c'est passager.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : As-tu miroité l'option d'exiger une dose du vaccin à tes participants? </p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Pas du tout! Mon rôle est d'organiser des courses, pas d'être une police sanitaire. Voilà mon rôle, si on m'en demande plus, on devra m'aider en me fournissant des ressources. J'ai déjà tellement de difficulté à recruter des bénévoles, je ne pouvais même pas m'imaginer avoir une équipe de polices sanitaires. </p>



<p>On a tout de même instauré quelques mesures sanitaires comme la prise de température de tous les participants ainsi qu'un petit questionnaire médical, mais outre ça, c'était un peu en dehors de mon rôle. On a également offert un transfert d'inscription aux participants âgés de 60 ans et + qui n'avaient pas reçu leurs 2 doses mais sinon, aucun contrôle en lien avec la vaccination n'a été faite.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Avec toutes les coupures, les mesures sanitaires supplémentaires à prendre et le manque de partenaires, as-tu été en mesure d'équilibrer ton budget?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : On calcul actuellement le tout, mais on s'attends à un certain déficit, c'est certain. Il faut savoir qu'on est considéré comme un micro-événement avec un budget de moins de 100 000 $. </p>



<p>Le gros défi, avec l'annulation de l'édition 2020, c'est le maintient de nos frais fixes sans pour autant entrer de revenus. Ça va nous suivre quelques années encore malheureusement.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Si tu pouvais conseiller une autre organisation d'événement qui se questionne sur la tenue de ses activités à court terme, tu lui dirais quoi?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Il n'y a pas vraiment de ligne directrice à tracer ; ça dépends beaucoup de l'endroit, de la région et du type d'événement. Il y a définitivement des types d'événements plus faciles à tenir que d'autres ; je pense aux courses en sentiers en région par exemple. </p>



<p>Ceci étant dit, peu importe le type d'événement, il faut s'attendre à des changements, à des différences marquées et à une certaine complexité supplémentaire.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : En terminant, peux-tu nous parler de tes projets futurs?</p>



<p><strong>Jean-François</strong> : Je retombe dans mes chaussures d'aubergiste et de guide d'aventure au <a href="https://www.campdebasegaspesie.com" title="https://www.campdebasegaspesie.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Camps de Base Gaspésie</a> à partir de maintenant. La saison bat son plein et on propose une foule d'activités variées.</p>



<p>Sur le plan des événements <a href="http://www.gaspesia.org" title="www.gaspesia.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspesia</a>, puisque c'est nous qui gérons le Circuit Régional de vélo de montagne de l'Est du Québec, on consacre actuellement beaucoup de temps sur l'organisation et la tenue de ces multiples événements. Quant au prochain grand événement de <a href="http://www.gaspesia.org" title="www.gaspesia.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaspésia</a>, c'est le <a href="https://gaspesia.org/marathon/" title="https://gaspesia.org/marathon/">Marathon </a>Gaspesia qui aura lieu le 10 octobre 2021 qui attire notre attention.</p>



<p>Sinon, on a une foule de projets futurs comme un événement à étapes de vélo de montagne, un Xterra ultra et bien d'autres! Tout ça, avec la sauce gaspésienne afin de faire découvrir notre merveilleux coin de pays!</p>]]></content:encoded>
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Daniel : Comment te sens-tu suite à la tenue de ton événement Gaspesia 100 ? 



Jean-François : Il faut savoir que peu importe la situation sanitaire, l'organisation du Gaspesia 100 est tâche ardue ; ça demeure un ultra, en sentiers. Sans compter le fait que cette année, on lançait une nouveauté, soit une course de 60 heures. Notre période d'action, en tant qu'organisateur, s'est donc prolongée à 90 heures environ! Inutile de mentionner que ce fut très intense!



Daniel : Peux-tu nous expliquer un peu la séquence organisationnelle de l'événement, soit de la prise de décision de le tenir jusqu'au jour J?



Jean-François : Puisque l'événement de 2020 fut contraint d'être annulé, la grande majorité de nos dossards ont été vendus en 2019 : les dossards étaient d'office transférés à l'année suivante, soit en 2021. Petite parenthèse : on a tout de même proposé un événement virtuel en 2020, soit le challenge Gaspesia 100 Naak.



En janvier 2021, lorsqu'on croyait que la pandémie était dernière nous, le Québec a connu une hausse des cas, qui a paralysé la province à nouveau. À ce moment, il était hors de question pour notre organisation de faire de la promotion pour un événement. On a donc mis tout ça sur pause. 



Par la suite, au printemps, la Gaspésie était en zone orange et honnêtement, j'avais perdu espoir de tenir l'événement. Ce qui nous a poussé à prendre la décision de suspendre toutes nos activités organisationnelles au mois d'avril 2021.



C'est seulement vers la mi-mai, soit suite à l'annonce de François Legault qui présentait certaines règles d'assouplissements en lien avec la tenue d'événements, que nous avons décidé d'y aller de l'avant, avec quelques petites modifications.



On a redoublé d'ardeur. Tel que mentionné plus tôt, notre événement n'est pas simple à organiser et ce, même avec une période de préparation convenable. Donc de le tenir, à seulement quelques semaines d'avis, c'est très atypique pour nous!



Comble de malheur, nous avons appris, 10 jours avant l'événement, qu'il n'était pas assurable. Après plusieurs recherches, les cotations étaient faramineuses et on ne pouvait tenir un événement avec une telle dépense. On était prêt, une fois de plus, à cesser nos activités. Jusqu'au moment où l'Association Canadienne des Courses d'Aventures nous accepte comme membre et nous offre, par le fait même, une assurance pour l'événement. Tout ça, à 6 jours du jour J!



Au final, on est super satisfaits de la tournure de l'événement et on considère avoir été très prudents. On a livré la meilleure version de l'Ultra Trail selon les conditions présentes et on en est bien fiers!



Daniel : Qu'est-ce qui fut le plus difficile, du point de vue sanitaire?



Jean-François : Honnêtement, cet aspect ne fut pas très contraignant de notre côté. Les participants étaient tellement contents de participer à un événement et de se déplacer en Gaspésie que tout le monde s'est montrés hyper respectueux. Il faut également préciser que nous ne sommes pas vraiment un événement à risque ; ça reste une course en sentiers, dans de grands espaces extérieurs. 



Le fait que l'événement se déroule en milieu éloigné à probablement découragé les symptomatiques à se déplacer de peur de se faire refuser l'accès au site également donc ça a fait office de contrôle naturel.



Par contre, je dois mentionner qu'à l'interne, ce fut un peu plus difficile. Comme on un est événement qui mise beaucoup sur la chaleur humaine, l'absence d'accolades et de célébrations fut marquées. 



Daniel : Est-ce que les gens se sont plaints de ce manquement justement?



Jean-François : Pas tellement. Je crois que la plupart étaient compréhensifs et au courant de la situation. C'est certain qu'on a eu quelques commentaire]]></itunes:summary>
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	<title>S2E15 : Comment l&#8217;activité physique influence la santé mentale?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e15-comment-lactivite-physique-influence-la-sante-mentale/</link>
	<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 14:36:50 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
	<guid isPermaLink="false">https://staging-defisca.kinsta.cloud/?post_type=podcast&#038;p=15011</guid>
	<description><![CDATA[<p><strong>L'activité physique influence la santé mentale, c'est bien connu, mais à quel point et comment?&nbsp;C'est la question qu'on aborde avec une spécialiste en la matière, Isabelle Doré, Ph.D. et professeure à l'École de kinésiologie et des sciences de l'activité physique de l'Université de Montréal. </strong></p>





<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce que la pratique d'activité physique améliore notre santé mentale?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Absolument! Il y a de plus en plus d'études qui démontrent que l'activité physique est en fait un véhicule et un promoteur d'une bonne santé mentale et qu'elle représente un excellent outil de réduction des symptômes anxieux et dépressifs. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce qu'il y a une dose minimale d'activité physique à pratiquer par semaine et quels sont ses effets sur la santé mentale?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il n'existe pas de guides ou de recommandations spécifiques en matière de quantité d'activité physique à atteindre pour obtenir des bienfaits en santé mentale. Je vous dirais que si je réussi à mettre le doigt sur un chiffre précis dans ma carrière, je serais plus que choyée!</p>



<p>Actuellement, nous utilisons comme références les guides et les recommandations canadiennes qui existent sur la santé physique, soient la complétion de 150 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse, par semaine</p>



<p>Ces 150 minutes ont démontré des résultats positifs sur la diminution des risques de dépression. Ceci étant dit, il y a une multitude de composantes qui ont un impact différentiel sur la santé mentale et sur lesquelles on doit tenir compte. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Pourquoi l'activité physique nous permet-elle de diminuer nos risques de développer des problèmes en santé mentale? Quels sont les mécanismes?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il y a trois principaux mécanismes qui entrent en jeu sur l'impact de l'activité physique sur la santé mentale :</p>



<ul><li>Mécanismes biologiques : l'activité physique a des bienfaits sur la santé mentale et ce, de 2 façons. La première façon serait la sécrétion de sérotonine et d'endorphine : hormones connues pour leurs effets analgésiques et antidépresseurs. La deuxième façon serait la régulation des hormones. En effet, pendant la pratique d'activité physique, notre chaleur corporelle augmente, favorisant ainsi la circulation sanguine non seulement dans notre coeur, mais également dans notre cerveau. Une meilleure circulation sanguine au cerveau permet une meilleure régularisation du cortisol, qui se trouve à être l'hormone du stress. Donc, la pratique d'activité physique permet une meilleure régulation du stress. </li></ul>



<ul><li>Mécanismes psychologiques : l'activité physique a des bénéfices sur la santé mentale à court terme grâce à son pouvoir de distraction. En effet, beaucoup de gens se tournent vers l'activité physique lorsqu'ils passent une mauvaise journée ou vivent un épisode de stress. Le simple fait d'aller marcher, courir ou tout simplement bouger, interromprait les pensées négatives en centrant notre attention sur ce que nous sommes en train de faire au moment présent, et non sur nos tracas. Ça représente une excellente solution à court terme. Un autre élément, non négligeable, serait l'estime de soi que l'on obtient lorsqu'on se fixe et qu'on réalise nos objectifs d'activité physique.</li></ul>



<ul><li>Mécanismes sociaux : ce mécanisme englobe la pratique d'activité physique dans un contexte sociale, qui se trouve à être ma spécialité. La pratique d'activité physique se fait souvent en milieu social et le simple fait d'avoir des interactions avec d'autres personnes aurait un impact direct sur notre réseau social, notre soutient social et notre sentiment d'appartenance. Plus les gens ont un grand sentiment d'appartenance à un groupe, plus ils ont d'interactions sociales et plus ils ont du soutient social quand ils en ont besoin. Rassurez-vous, nul besoin d'être dans une équipe sportive; une simple marche entre collègues sur l'heure du dîner ou encore participer à un cours de groupe fait amplement l'affaire. </li></ul>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce qu'une personne qui est plus de type solitaire, mais qui sourit et salut les gens qu'elle croise pendant sa marche/course lui permettrait d'atteindre les bienfaits des mécanismes sociaux mentionnés plus haut?  </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Ma réponse personnelle serait oui, mais il n'y a aucune données scientifiques qui abondent dans ce sens. Pour ma part, ça m'apporte énormément de rencontrer des gens dans les sentiers et de savoir que ces derniers ont également prit quelques minutes de leur journée pour prendre soin d'eux. </p>



<p>Il faut également s'avoir qu'il n'y a pas absence de bénéfices lorsqu'on pratique seul notre activité physique, c'est seulement que les bienfaits sont plus grands lorsque pratiqués en groupe. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce vrai que le simple fait d'aller à l'extérieur, à concurrence d'environ 2 heures par semaine, serait bénéfique sur la santé mentale? </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : La littérature semble en effet démontrer un effet conjoint et additif sur la santé mentale de l'exposition à la nature dans un contexte ou pas d'activité physique. </p>



<p>La nature est reconnue pour ses bienfaits apaisants et relaxants donc c'est normal de penser qu'elle favorise une bonne santé mentale.</p>



<p>De plus, il y a une foule d'organisations qui utilisent le plein-air pour créer un réseau et un sentiment d'appartenance. Ça demeure un véhicule très puissant et universel. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Quel est l'impact de l'activité physique sur le développement psychosocial des adolescents?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il est énorme! Comme on sait que l'activité physique réduit le stress, l'anxiété et les symptômes dépressifs, sa pratique régulière est importante chez les adolescents car c'est durant cette période qu'on peut noter une hausse de divers problèmes de santé mentale.</p>



<p>L'activité physique chez les jeunes affecte non seulement la santé mentale, mais également indirectement la réussite scolaire ainsi que la persévérance scolaire. En effet, le sport est un facteur de rétention scolaire important chez les jeunes. Ça leur fournit non seulement un sentiment d'appartenance, mais également une motivation à se rendre dans leur établissement scolaire jours après jours.</p>



<p>On sait maintenant que les périodes d'activités physiques inclues dans le programme scolaire sont primordiales sur le développement académique parce qu'elles augmentent la concentration et la réceptivité des étudiants. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Croyez-vous qu'il soit important de développer davantage l'habileté motrice des jeunes afin de les outiller davantage lorsqu'ils seront plus vieux afin de leur offrir un choix plus vaste d'activité physique à pratiquer à l'âge adulte? </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Les professeurs d'éducation physique ont un rôle énorme non seulement dans le développement d'habiletés physiques, mais également dans la promotion de celle-ci. Il y a en effet une foule d'habiletés motrices que l'enfant se doit d'avoir et plus on intervient tôt, plus c'est bénéfice.</p>



<p>Ça se passe autant dans les CPE, dans les foyers familiales, qu'à l'école. Le défi est de poursuivre la mobilité à l'adolescence, mais également à l'âge adulte.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Quels sont les bénéfices de l'activité physique pour les gens atteints ou en rémission d'un cancer.</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Les bénéfices sont très nombreux et on a assisté à un grand changement de mentalité dans les dernières années. En effet, il y a de cela 30 ans environ, on recommandait au gens atteint d'un cancer de se reposer et d'éviter toute forme d'activité physique. Aujourd'hui, on leur demande de bouger le plus possible et on les aide à être mobile.</p>



<p>L'important est d'intervenir le plus tôt possible, soit dès l'obtention d'un diagnostique. Les patients sont donc prit en charge et un programme d'activité physique leur est offert afin d'optimiser leur condition physique, qui a des bénéfices énormes sur la santé mentale et physique. </p>



<p>Ça permet à ces gens de réduire leur stress et de rencontrer des gens qui sont, ou pas, dans la même situation qu'eux.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Pouvez-vous nous parler de vos recherches sur les immunosupprimés? </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Absolument! Le tout s'appelle <a href="https://www.projetlaurent.org" title="https://www.projetlaurent.org">Projet Laurent</a>. </p>



<p>Laurent est un garçon qui a subit une double greffe du foie et qui est immunosupprimé. Il a plusieurs chiens et chats et ils est très près de ceux-ci. Or, avec sa maladie, on lui a conseillé de se départir de ses compagnons par risques de transmissions de maladies, les zoonoses par exemple. Sa maman, qui est également vétérinaire, était un peu sceptique à l'idée et a décidé de se renseigner : le Projet Laurent est né!  </p>



<p>Nous sommes donc un groupe de professionnels qui se penchent sur les bénéfices des animaux de compagnies, les habitudes de vie, la santé mentale, vs les risques de zoonoses. Pour l'instant, on pense et on souhaite que les bénéfices dépassent les risques. </p>



<p>Si on se tourne du côté de la Covid, on a voulu documenter l'impact du virus sur la santé mentale des gens immunosupprimés, mais également sur les gens avec des animaux de compagnie. On observe que ces derniers ont beaucoup moins diminués leur pratique d'activité physique pendant la Covid. C'est donc super intéressant de savoir que les animaux de compagnie ont été protecteurs au niveau de la santé mentale et des saines habitudes de vie. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Sachant que vous êtes également épidémiologiste, quel est votre opinion sur les mesures reliées à l'activité physique qui ont été prises pendant la Covid (la fermeture des gym, l'arrêt des sports, etc.).</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il est difficile de se prononcer puisqu'on pouvait uniquement évaluer l'impact des mesures prises après coup, selon l'évolution de la Covid. Chose certaine, je pense qu'on a compris un peu trop tardivement l'importance du sports et de l'activité physique en contexte de pandémie : c'est malheureusement devenu une priorité tardivement. </p>



<p>Pour les salles de musculation, c'est très sensible comme sujet. À mon avis, les espaces fermés et très peu controlés justifiaient les mesures du gouvernement. Je crois par contre qu'on aurait du développer des initiatives beaucoup plus importantes qui auraient permis la pratique d'activité physique dans des contextes plus sécuritaires. Se ré-approprier nos espaces verts, ou encore utiliser les cours d'école, par exemple.</p>



<p> <strong>Daniel</strong> : En terminant, comment peut-on suivre vos projets?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Pour les gens qui sont intéressés par le volet recherches, je vous invite à faire un tour sur ma page <a href="https://www.facebook.com/LABE-Laboratoire-Activité-physique-et-Bien-Être-Isabelle-Doré-PhD-102848468565992" title="https://www.facebook.com/LABE-Laboratoire-Activité-physique-et-Bien-Être-Isabelle-Doré-PhD-102848468565992">Facebook</a> qui exposent une foule de projets de recherches effectués par mes élèves ainsi que par moi.  </p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Lactivité physique influence la santé mentale, cest bien connu, mais à quel point et comment?&nbsp;Cest la question quon aborde avec une spécialiste en la matière, Isabelle Doré, Ph.D. et professeure à lÉcole de kinésiologie et des sciences de lactivité ]]></itunes:subtitle>
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	<itunes:title><![CDATA[Comment l'activité physique influence la santé mentale?]]></itunes:title>
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	<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'activité physique influence la santé mentale, c'est bien connu, mais à quel point et comment?&nbsp;C'est la question qu'on aborde avec une spécialiste en la matière, Isabelle Doré, Ph.D. et professeure à l'École de kinésiologie et des sciences de l'activité physique de l'Université de Montréal. </strong></p>





<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce que la pratique d'activité physique améliore notre santé mentale?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Absolument! Il y a de plus en plus d'études qui démontrent que l'activité physique est en fait un véhicule et un promoteur d'une bonne santé mentale et qu'elle représente un excellent outil de réduction des symptômes anxieux et dépressifs. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce qu'il y a une dose minimale d'activité physique à pratiquer par semaine et quels sont ses effets sur la santé mentale?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il n'existe pas de guides ou de recommandations spécifiques en matière de quantité d'activité physique à atteindre pour obtenir des bienfaits en santé mentale. Je vous dirais que si je réussi à mettre le doigt sur un chiffre précis dans ma carrière, je serais plus que choyée!</p>



<p>Actuellement, nous utilisons comme références les guides et les recommandations canadiennes qui existent sur la santé physique, soient la complétion de 150 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse, par semaine</p>



<p>Ces 150 minutes ont démontré des résultats positifs sur la diminution des risques de dépression. Ceci étant dit, il y a une multitude de composantes qui ont un impact différentiel sur la santé mentale et sur lesquelles on doit tenir compte. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Pourquoi l'activité physique nous permet-elle de diminuer nos risques de développer des problèmes en santé mentale? Quels sont les mécanismes?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il y a trois principaux mécanismes qui entrent en jeu sur l'impact de l'activité physique sur la santé mentale :</p>



<ul><li>Mécanismes biologiques : l'activité physique a des bienfaits sur la santé mentale et ce, de 2 façons. La première façon serait la sécrétion de sérotonine et d'endorphine : hormones connues pour leurs effets analgésiques et antidépresseurs. La deuxième façon serait la régulation des hormones. En effet, pendant la pratique d'activité physique, notre chaleur corporelle augmente, favorisant ainsi la circulation sanguine non seulement dans notre coeur, mais également dans notre cerveau. Une meilleure circulation sanguine au cerveau permet une meilleure régularisation du cortisol, qui se trouve à être l'hormone du stress. Donc, la pratique d'activité physique permet une meilleure régulation du stress. </li></ul>



<ul><li>Mécanismes psychologiques : l'activité physique a des bénéfices sur la santé mentale à court terme grâce à son pouvoir de distraction. En effet, beaucoup de gens se tournent vers l'activité physique lorsqu'ils passent une mauvaise journée ou vivent un épisode de stress. Le simple fait d'aller marcher, courir ou tout simplement bouger, interromprait les pensées négatives en centrant notre attention sur ce que nous sommes en train de faire au moment présent, et non sur nos tracas. Ça représente une excellente solution à court terme. Un autre élément, non négligeable, serait l'estime de soi que l'on obtient lorsqu'on se fixe et qu'on réalise nos objectifs d'activité physique.</li></ul>



<ul><li>Mécanismes sociaux : ce mécanisme englobe la pratique d'activité physique dans un contexte sociale, qui se trouve à être ma spécialité. La pratique d'activité physique se fait souvent en milieu social et le simple fait d'avoir des interactions avec d'autres personnes aurait un impact direct sur notre réseau social, notre soutient social et notre sentiment d'appartenance. Plus les gens ont un grand sentiment d'appartenance à un groupe, plus ils ont d'interactions sociales et plus ils ont du soutient social quand ils en ont besoin. Rassurez-vous, nul besoin d'être dans une équipe sportive; une simple marche entre collègues sur l'heure du dîner ou encore participer à un cours de groupe fait amplement l'affaire. </li></ul>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce qu'une personne qui est plus de type solitaire, mais qui sourit et salut les gens qu'elle croise pendant sa marche/course lui permettrait d'atteindre les bienfaits des mécanismes sociaux mentionnés plus haut?  </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Ma réponse personnelle serait oui, mais il n'y a aucune données scientifiques qui abondent dans ce sens. Pour ma part, ça m'apporte énormément de rencontrer des gens dans les sentiers et de savoir que ces derniers ont également prit quelques minutes de leur journée pour prendre soin d'eux. </p>



<p>Il faut également s'avoir qu'il n'y a pas absence de bénéfices lorsqu'on pratique seul notre activité physique, c'est seulement que les bienfaits sont plus grands lorsque pratiqués en groupe. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Est-ce vrai que le simple fait d'aller à l'extérieur, à concurrence d'environ 2 heures par semaine, serait bénéfique sur la santé mentale? </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : La littérature semble en effet démontrer un effet conjoint et additif sur la santé mentale de l'exposition à la nature dans un contexte ou pas d'activité physique. </p>



<p>La nature est reconnue pour ses bienfaits apaisants et relaxants donc c'est normal de penser qu'elle favorise une bonne santé mentale.</p>



<p>De plus, il y a une foule d'organisations qui utilisent le plein-air pour créer un réseau et un sentiment d'appartenance. Ça demeure un véhicule très puissant et universel. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Quel est l'impact de l'activité physique sur le développement psychosocial des adolescents?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il est énorme! Comme on sait que l'activité physique réduit le stress, l'anxiété et les symptômes dépressifs, sa pratique régulière est importante chez les adolescents car c'est durant cette période qu'on peut noter une hausse de divers problèmes de santé mentale.</p>



<p>L'activité physique chez les jeunes affecte non seulement la santé mentale, mais également indirectement la réussite scolaire ainsi que la persévérance scolaire. En effet, le sport est un facteur de rétention scolaire important chez les jeunes. Ça leur fournit non seulement un sentiment d'appartenance, mais également une motivation à se rendre dans leur établissement scolaire jours après jours.</p>



<p>On sait maintenant que les périodes d'activités physiques inclues dans le programme scolaire sont primordiales sur le développement académique parce qu'elles augmentent la concentration et la réceptivité des étudiants. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Croyez-vous qu'il soit important de développer davantage l'habileté motrice des jeunes afin de les outiller davantage lorsqu'ils seront plus vieux afin de leur offrir un choix plus vaste d'activité physique à pratiquer à l'âge adulte? </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Les professeurs d'éducation physique ont un rôle énorme non seulement dans le développement d'habiletés physiques, mais également dans la promotion de celle-ci. Il y a en effet une foule d'habiletés motrices que l'enfant se doit d'avoir et plus on intervient tôt, plus c'est bénéfice.</p>



<p>Ça se passe autant dans les CPE, dans les foyers familiales, qu'à l'école. Le défi est de poursuivre la mobilité à l'adolescence, mais également à l'âge adulte.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Quels sont les bénéfices de l'activité physique pour les gens atteints ou en rémission d'un cancer.</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Les bénéfices sont très nombreux et on a assisté à un grand changement de mentalité dans les dernières années. En effet, il y a de cela 30 ans environ, on recommandait au gens atteint d'un cancer de se reposer et d'éviter toute forme d'activité physique. Aujourd'hui, on leur demande de bouger le plus possible et on les aide à être mobile.</p>



<p>L'important est d'intervenir le plus tôt possible, soit dès l'obtention d'un diagnostique. Les patients sont donc prit en charge et un programme d'activité physique leur est offert afin d'optimiser leur condition physique, qui a des bénéfices énormes sur la santé mentale et physique. </p>



<p>Ça permet à ces gens de réduire leur stress et de rencontrer des gens qui sont, ou pas, dans la même situation qu'eux.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Pouvez-vous nous parler de vos recherches sur les immunosupprimés? </p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Absolument! Le tout s'appelle <a href="https://www.projetlaurent.org" title="https://www.projetlaurent.org">Projet Laurent</a>. </p>



<p>Laurent est un garçon qui a subit une double greffe du foie et qui est immunosupprimé. Il a plusieurs chiens et chats et ils est très près de ceux-ci. Or, avec sa maladie, on lui a conseillé de se départir de ses compagnons par risques de transmissions de maladies, les zoonoses par exemple. Sa maman, qui est également vétérinaire, était un peu sceptique à l'idée et a décidé de se renseigner : le Projet Laurent est né!  </p>



<p>Nous sommes donc un groupe de professionnels qui se penchent sur les bénéfices des animaux de compagnies, les habitudes de vie, la santé mentale, vs les risques de zoonoses. Pour l'instant, on pense et on souhaite que les bénéfices dépassent les risques. </p>



<p>Si on se tourne du côté de la Covid, on a voulu documenter l'impact du virus sur la santé mentale des gens immunosupprimés, mais également sur les gens avec des animaux de compagnie. On observe que ces derniers ont beaucoup moins diminués leur pratique d'activité physique pendant la Covid. C'est donc super intéressant de savoir que les animaux de compagnie ont été protecteurs au niveau de la santé mentale et des saines habitudes de vie. </p>



<p><strong>Daniel</strong> : Sachant que vous êtes également épidémiologiste, quel est votre opinion sur les mesures reliées à l'activité physique qui ont été prises pendant la Covid (la fermeture des gym, l'arrêt des sports, etc.).</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Il est difficile de se prononcer puisqu'on pouvait uniquement évaluer l'impact des mesures prises après coup, selon l'évolution de la Covid. Chose certaine, je pense qu'on a compris un peu trop tardivement l'importance du sports et de l'activité physique en contexte de pandémie : c'est malheureusement devenu une priorité tardivement. </p>



<p>Pour les salles de musculation, c'est très sensible comme sujet. À mon avis, les espaces fermés et très peu controlés justifiaient les mesures du gouvernement. Je crois par contre qu'on aurait du développer des initiatives beaucoup plus importantes qui auraient permis la pratique d'activité physique dans des contextes plus sécuritaires. Se ré-approprier nos espaces verts, ou encore utiliser les cours d'école, par exemple.</p>



<p> <strong>Daniel</strong> : En terminant, comment peut-on suivre vos projets?</p>



<p><strong>Isabelle</strong> : Pour les gens qui sont intéressés par le volet recherches, je vous invite à faire un tour sur ma page <a href="https://www.facebook.com/LABE-Laboratoire-Activité-physique-et-Bien-Être-Isabelle-Doré-PhD-102848468565992" title="https://www.facebook.com/LABE-Laboratoire-Activité-physique-et-Bien-Être-Isabelle-Doré-PhD-102848468565992">Facebook</a> qui exposent une foule de projets de recherches effectués par mes élèves ainsi que par moi.  </p>]]></content:encoded>
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Daniel : Est-ce que la pratique d'activité physique améliore notre santé mentale?



Isabelle : Absolument! Il y a de plus en plus d'études qui démontrent que l'activité physique est en fait un véhicule et un promoteur d'une bonne santé mentale et qu'elle représente un excellent outil de réduction des symptômes anxieux et dépressifs. 



Daniel : Est-ce qu'il y a une dose minimale d'activité physique à pratiquer par semaine et quels sont ses effets sur la santé mentale?



Isabelle : Il n'existe pas de guides ou de recommandations spécifiques en matière de quantité d'activité physique à atteindre pour obtenir des bienfaits en santé mentale. Je vous dirais que si je réussi à mettre le doigt sur un chiffre précis dans ma carrière, je serais plus que choyée!



Actuellement, nous utilisons comme références les guides et les recommandations canadiennes qui existent sur la santé physique, soient la complétion de 150 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse, par semaine



Ces 150 minutes ont démontré des résultats positifs sur la diminution des risques de dépression. Ceci étant dit, il y a une multitude de composantes qui ont un impact différentiel sur la santé mentale et sur lesquelles on doit tenir compte. 



Daniel : Pourquoi l'activité physique nous permet-elle de diminuer nos risques de développer des problèmes en santé mentale? Quels sont les mécanismes?



Isabelle : Il y a trois principaux mécanismes qui entrent en jeu sur l'impact de l'activité physique sur la santé mentale :



Mécanismes biologiques : l'activité physique a des bienfaits sur la santé mentale et ce, de 2 façons. La première façon serait la sécrétion de sérotonine et d'endorphine : hormones connues pour leurs effets analgésiques et antidépresseurs. La deuxième façon serait la régulation des hormones. En effet, pendant la pratique d'activité physique, notre chaleur corporelle augmente, favorisant ainsi la circulation sanguine non seulement dans notre coeur, mais également dans notre cerveau. Une meilleure circulation sanguine au cerveau permet une meilleure régularisation du cortisol, qui se trouve à être l'hormone du stress. Donc, la pratique d'activité physique permet une meilleure régulation du stress. 



Mécanismes psychologiques : l'activité physique a des bénéfices sur la santé mentale à court terme grâce à son pouvoir de distraction. En effet, beaucoup de gens se tournent vers l'activité physique lorsqu'ils passent une mauvaise journée ou vivent un épisode de stress. Le simple fait d'aller marcher, courir ou tout simplement bouger, interromprait les pensées négatives en centrant notre attention sur ce que nous sommes en train de faire au moment présent, et non sur nos tracas. Ça représente une excellente solution à court terme. Un autre élément, non négligeable, serait l'estime de soi que l'on obtient lorsqu'on se fixe et qu'on réalise nos objectifs d'activité physique.



Mécanismes sociaux : ce mécanisme englobe la pratique d'activité physique dans un contexte sociale, qui se trouve à être ma spécialité. La pratique d'activité physique se fait souvent en milieu social et le simple fait d'avoir des interactions avec d'autres personnes aurait un impact direct sur notre réseau social, notre soutient social et notre sentiment d'appartenance. Plus les gens ont un grand sentiment d'appartenance à un groupe, plus ils ont d'interactions sociales et plus ils ont du soutient social quand ils en ont besoin. Rassurez-vous, nul besoin d'être dans une équipe sportive; une simple marche entre collègues sur l'heure du dîner ou encore participer à un cours de groupe fait amplement l'affaire. 



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<item>
	<title>S2E14 : Comment les assureurs peuvent-ils s&#8217;impliquer dans la promotion de la santé en entreprise?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e14-comment-les-assureurs-peuvent-ils-simpliquer-dans-la-promotion-de-la-sante-en-entreprise/</link>
	<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 17:41:16 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
	<guid isPermaLink="false">https://staging-defisca.kinsta.cloud/?post_type=podcast&#038;p=14937</guid>
	<description><![CDATA[<p>On passe une grande proportion de notre temps d'éveil au travail. C'est donc de plus en plus régulier de voir que les employeurs s'impliquent dans la promotion de saines habitudes de vie dans leur milieu.</p>



<p>Comment les entreprises peuvent-elles être épaulées dans ces démarches par leur employeur? C'est le sujet de notre entrevue avec Véronique Grenier, Conseillère, pratiques de gestion favorables à la présence au travail et à la santé chez <a href="http://Beneva.ca" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="Beneva.ca">Beneva</a>.</p>





<p><strong>Daniel</strong> : Quelles sont les raisons qui ont incité Beneva à devenir partenaire présentateur du<a href="http://www.defientreprises.com/"> Défi Entreprises</a>?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : La santé a toujours fait partie de nos priorités et elle est une valeur bien ancrée chez nous. Ça se reflète dans nos produits et nos actions, autant du côté de l'employeur que de l'assureur.</p>



<p>Il faut savoir que nous avons notre propre programme santé à l'interne et que Beneva est certifiée<a href="https://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/sante-au-travail/entreprise-en-sante.html"> Entreprises en santé</a>, qui est en fait un sceau d'excellence en matière de santé organisationnelle.&nbsp;</p>



<p>On a donc développé notre programme de santé à l'interne pour nos employés avant tout ce qui nous a permis de développer un programme pour nos clients. Bref, on offre à nos clients ce qu'on offre à nos employés!</p>



<p>Je dirais que l'orientation est encore plus marquée depuis la naissance de Beneva. Née du regroupement de La Capitale et de SSQ Assurance, Beneva s'implique beaucoup au niveau de la collectivité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Tout ça pour dire que le<a href="http://www.defientreprises.com/"> Défi Entreprises</a> rejoint un objectif qui est commun, avec des valeurs semblables, soit d'améliorer la santé des gens et des entreprises. Ça nous permet aussi d'offrir une activité qui est accessible à tous, qui favorise la santé des gens et qui les encourage à bouger.</p>



<p>De par ce partenariat, on souhaite exercer un rôle de leader auprès des autres entreprises en démontrant l'importance qu'on doit accorder à la santé de nos employés.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Comment ça fonctionne l'assurance collective?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : L'assurance collective peut paraître un peu complexe.</p>



<p>Beaucoup de joueurs sont impliqués dans le processus :</p>



<ul><li>l'assureur qui offre un service;</li><li>le client, ou le preneur de contrat, qui se trouve à être l'organisation qu'on assure. Ça peut être soit l'employeur ou le syndicat, ou encore les deux.</li><li>l'intermédiaire-conseil qui agit comme conseiller auprès du client.</li><li>les assurés, qui sont également appelés clients ou adhérents.</li></ul>



<p>Différentes garanties sont offertes dans une assurance collective comme des assurances salaires, assurances voyages, assurances médicament, etc.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Comment se passe l'intégration de l'aspect de la santé en entreprise dans les options d'assurances?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Ça s'intègre de plusieurs façons en fait. Ce pourrait être l'intermédiaire-conseil qui informe l'entreprise que l'assureur offre le service de santé en entreprise, ou encore qui la propose lorsque l'organisation rencontre des défis internes qui pourraient être améliorés par la promotion de la santé en entreprise.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il faut savoir qu’en tant qu‘assureurs, nous avons accès à beaucoup de données non personnalisées, telle que la consommation de médicaments par exemple. Ça nous permet de faire un compte rendu à l'entreprise et de proposer des services adaptés à leurs besoins.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À l'interne, on a une équipe de professionnels dans le domaine de la santé, des spécialistes de la nutrition, de la kinésiologie et bientôt de la santé mentale. Nous sommes donc en mesure d'offrir des services et des activités orientés vers la santé en entreprise.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : À quoi ressemble le quotidien de votre travail? Comment et à quelle fréquence faites-vous le suivi des statistiques?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Je dirais que notre quotidien est assez varié mais qu'il comprend généralement beaucoup d'accompagnement avec les clients et de formations diverses aux gestionnaires.</p>



<p>L'innovation est quelque chose de très important également chez Beneva. Nous sommes donc constamment à la recherche de nouvelles pratiques afin d'être des leaders dans notre domaine.&nbsp;</p>



<p>Il ne faut pas passer sous silence notre implication dans divers projets de recherche reliés à la santé. En effet, comme nous détenons une quantité importante de données non personnalisées, celles-ci sont fort utiles pour la recherche.</p>



<p>En ce qui concerne ces données, leur évaluation ne se fait pas d'entrée de jeu. Le tout sera analysé à la suite d’une demande du client ou encore de projets de recherche par exemple.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : En quoi se distingue votre offre si on la compare à celle des fournisseurs de services en santé? Pourquoi une entreprise devrait recourir à vos services plutôt que d'y aller de façon indépendante en sélectionnant des services à la pièce ?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Il faut savoir que si une entreprise décide d'offrir des services à la pièce sans mesurer les indicateurs, ça représente un certain risque. En effet, les services sélectionnés ne peuvent peut-être pas être appropriés..&nbsp;</p>



<p>Chez <a href="https://beneva.ca/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beneva</a>, on mesure d'abord en sondant les besoins et les intérêts dans l'entreprise. Ça nous permet d'être certain d'implanter les bonnes activités et d'obtenir une satisfaction généralisée auprès du personnel. On a également les enjeux financiers qui orientent nos pratiques.&nbsp;</p>



<p>Finalement, il faut savoir que notre emploi du temps nous procure une certaine proximité avec le client, ce qui a comme conséquence de rendre notre approche très humaine.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Pour terminer, comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail au quotidien?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Outre le télétravail, on a vécu une hausse des demandes en lien avec la santé mentale. Ça nous a forcés à mettre en place des mesures, comme l'ouverture d'une ligne d'aide gratuite de support en santé mentale. On a également repensé notre offre afin d'offrir des services virtuels par exemple.</p>



<p>Les webinaires en santé mentale offerts aux entreprises ont également pris forme pendant la pandémie. Ces webinaires ont été développés à l'interne et nous nous chargeons de l'animation.&nbsp;</p>



<p>Finalement, nous avons été grandement sollicités sur de l'accompagnement d'analyse afin de dessiner un portrait des répercussions de la dernière année.&nbsp;</p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[On passe une grande proportion de notre temps déveil au travail. Cest donc de plus en plus régulier de voir que les employeurs simpliquent dans la promotion de saines habitudes de vie dans leur milieu.



Comment les entreprises peuvent-elles être épaulé]]></itunes:subtitle>
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	<itunes:title><![CDATA[Comment les assureurs peuvent-ils s'impliquer dans la promotion de la santé en entreprise?]]></itunes:title>
	<itunes:episode>14</itunes:episode>
	<itunes:season>2</itunes:season>
	<content:encoded><![CDATA[<p>On passe une grande proportion de notre temps d'éveil au travail. C'est donc de plus en plus régulier de voir que les employeurs s'impliquent dans la promotion de saines habitudes de vie dans leur milieu.</p>



<p>Comment les entreprises peuvent-elles être épaulées dans ces démarches par leur employeur? C'est le sujet de notre entrevue avec Véronique Grenier, Conseillère, pratiques de gestion favorables à la présence au travail et à la santé chez <a href="http://Beneva.ca" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="Beneva.ca">Beneva</a>.</p>





<p><strong>Daniel</strong> : Quelles sont les raisons qui ont incité Beneva à devenir partenaire présentateur du<a href="http://www.defientreprises.com/"> Défi Entreprises</a>?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : La santé a toujours fait partie de nos priorités et elle est une valeur bien ancrée chez nous. Ça se reflète dans nos produits et nos actions, autant du côté de l'employeur que de l'assureur.</p>



<p>Il faut savoir que nous avons notre propre programme santé à l'interne et que Beneva est certifiée<a href="https://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/sante-au-travail/entreprise-en-sante.html"> Entreprises en santé</a>, qui est en fait un sceau d'excellence en matière de santé organisationnelle.&nbsp;</p>



<p>On a donc développé notre programme de santé à l'interne pour nos employés avant tout ce qui nous a permis de développer un programme pour nos clients. Bref, on offre à nos clients ce qu'on offre à nos employés!</p>



<p>Je dirais que l'orientation est encore plus marquée depuis la naissance de Beneva. Née du regroupement de La Capitale et de SSQ Assurance, Beneva s'implique beaucoup au niveau de la collectivité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Tout ça pour dire que le<a href="http://www.defientreprises.com/"> Défi Entreprises</a> rejoint un objectif qui est commun, avec des valeurs semblables, soit d'améliorer la santé des gens et des entreprises. Ça nous permet aussi d'offrir une activité qui est accessible à tous, qui favorise la santé des gens et qui les encourage à bouger.</p>



<p>De par ce partenariat, on souhaite exercer un rôle de leader auprès des autres entreprises en démontrant l'importance qu'on doit accorder à la santé de nos employés.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Comment ça fonctionne l'assurance collective?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : L'assurance collective peut paraître un peu complexe.</p>



<p>Beaucoup de joueurs sont impliqués dans le processus :</p>



<ul><li>l'assureur qui offre un service;</li><li>le client, ou le preneur de contrat, qui se trouve à être l'organisation qu'on assure. Ça peut être soit l'employeur ou le syndicat, ou encore les deux.</li><li>l'intermédiaire-conseil qui agit comme conseiller auprès du client.</li><li>les assurés, qui sont également appelés clients ou adhérents.</li></ul>



<p>Différentes garanties sont offertes dans une assurance collective comme des assurances salaires, assurances voyages, assurances médicament, etc.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Comment se passe l'intégration de l'aspect de la santé en entreprise dans les options d'assurances?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Ça s'intègre de plusieurs façons en fait. Ce pourrait être l'intermédiaire-conseil qui informe l'entreprise que l'assureur offre le service de santé en entreprise, ou encore qui la propose lorsque l'organisation rencontre des défis internes qui pourraient être améliorés par la promotion de la santé en entreprise.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il faut savoir qu’en tant qu‘assureurs, nous avons accès à beaucoup de données non personnalisées, telle que la consommation de médicaments par exemple. Ça nous permet de faire un compte rendu à l'entreprise et de proposer des services adaptés à leurs besoins.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À l'interne, on a une équipe de professionnels dans le domaine de la santé, des spécialistes de la nutrition, de la kinésiologie et bientôt de la santé mentale. Nous sommes donc en mesure d'offrir des services et des activités orientés vers la santé en entreprise.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : À quoi ressemble le quotidien de votre travail? Comment et à quelle fréquence faites-vous le suivi des statistiques?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Je dirais que notre quotidien est assez varié mais qu'il comprend généralement beaucoup d'accompagnement avec les clients et de formations diverses aux gestionnaires.</p>



<p>L'innovation est quelque chose de très important également chez Beneva. Nous sommes donc constamment à la recherche de nouvelles pratiques afin d'être des leaders dans notre domaine.&nbsp;</p>



<p>Il ne faut pas passer sous silence notre implication dans divers projets de recherche reliés à la santé. En effet, comme nous détenons une quantité importante de données non personnalisées, celles-ci sont fort utiles pour la recherche.</p>



<p>En ce qui concerne ces données, leur évaluation ne se fait pas d'entrée de jeu. Le tout sera analysé à la suite d’une demande du client ou encore de projets de recherche par exemple.&nbsp;</p>



<p><strong>Daniel</strong> : En quoi se distingue votre offre si on la compare à celle des fournisseurs de services en santé? Pourquoi une entreprise devrait recourir à vos services plutôt que d'y aller de façon indépendante en sélectionnant des services à la pièce ?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Il faut savoir que si une entreprise décide d'offrir des services à la pièce sans mesurer les indicateurs, ça représente un certain risque. En effet, les services sélectionnés ne peuvent peut-être pas être appropriés..&nbsp;</p>



<p>Chez <a href="https://beneva.ca/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beneva</a>, on mesure d'abord en sondant les besoins et les intérêts dans l'entreprise. Ça nous permet d'être certain d'implanter les bonnes activités et d'obtenir une satisfaction généralisée auprès du personnel. On a également les enjeux financiers qui orientent nos pratiques.&nbsp;</p>



<p>Finalement, il faut savoir que notre emploi du temps nous procure une certaine proximité avec le client, ce qui a comme conséquence de rendre notre approche très humaine.</p>



<p><strong>Daniel</strong> : Pour terminer, comment la pandémie a-t-elle affecté votre travail au quotidien?</p>



<p><strong>Véronique</strong> : Outre le télétravail, on a vécu une hausse des demandes en lien avec la santé mentale. Ça nous a forcés à mettre en place des mesures, comme l'ouverture d'une ligne d'aide gratuite de support en santé mentale. On a également repensé notre offre afin d'offrir des services virtuels par exemple.</p>



<p>Les webinaires en santé mentale offerts aux entreprises ont également pris forme pendant la pandémie. Ces webinaires ont été développés à l'interne et nous nous chargeons de l'animation.&nbsp;</p>



<p>Finalement, nous avons été grandement sollicités sur de l'accompagnement d'analyse afin de dessiner un portrait des répercussions de la dernière année.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
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	<itunes:summary><![CDATA[On passe une grande proportion de notre temps d'éveil au travail. C'est donc de plus en plus régulier de voir que les employeurs s'impliquent dans la promotion de saines habitudes de vie dans leur milieu.



Comment les entreprises peuvent-elles être épaulées dans ces démarches par leur employeur? C'est le sujet de notre entrevue avec Véronique Grenier, Conseillère, pratiques de gestion favorables à la présence au travail et à la santé chez Beneva.





Daniel : Quelles sont les raisons qui ont incité Beneva à devenir partenaire présentateur du Défi Entreprises?



Véronique : La santé a toujours fait partie de nos priorités et elle est une valeur bien ancrée chez nous. Ça se reflète dans nos produits et nos actions, autant du côté de l'employeur que de l'assureur.



Il faut savoir que nous avons notre propre programme santé à l'interne et que Beneva est certifiée Entreprises en santé, qui est en fait un sceau d'excellence en matière de santé organisationnelle.&nbsp;



On a donc développé notre programme de santé à l'interne pour nos employés avant tout ce qui nous a permis de développer un programme pour nos clients. Bref, on offre à nos clients ce qu'on offre à nos employés!



Je dirais que l'orientation est encore plus marquée depuis la naissance de Beneva. Née du regroupement de La Capitale et de SSQ Assurance, Beneva s'implique beaucoup au niveau de la collectivité.&nbsp;&nbsp;



Tout ça pour dire que le Défi Entreprises rejoint un objectif qui est commun, avec des valeurs semblables, soit d'améliorer la santé des gens et des entreprises. Ça nous permet aussi d'offrir une activité qui est accessible à tous, qui favorise la santé des gens et qui les encourage à bouger.



De par ce partenariat, on souhaite exercer un rôle de leader auprès des autres entreprises en démontrant l'importance qu'on doit accorder à la santé de nos employés.&nbsp;



Daniel : Comment ça fonctionne l'assurance collective?



Véronique : L'assurance collective peut paraître un peu complexe.



Beaucoup de joueurs sont impliqués dans le processus :



l'assureur qui offre un service;le client, ou le preneur de contrat, qui se trouve à être l'organisation qu'on assure. Ça peut être soit l'employeur ou le syndicat, ou encore les deux.l'intermédiaire-conseil qui agit comme conseiller auprès du client.les assurés, qui sont également appelés clients ou adhérents.



Différentes garanties sont offertes dans une assurance collective comme des assurances salaires, assurances voyages, assurances médicament, etc.&nbsp;



Daniel : Comment se passe l'intégration de l'aspect de la santé en entreprise dans les options d'assurances?



Véronique : Ça s'intègre de plusieurs façons en fait. Ce pourrait être l'intermédiaire-conseil qui informe l'entreprise que l'assureur offre le service de santé en entreprise, ou encore qui la propose lorsque l'organisation rencontre des défis internes qui pourraient être améliorés par la promotion de la santé en entreprise.&nbsp;&nbsp;



Il faut savoir qu’en tant qu‘assureurs, nous avons accès à beaucoup de données non personnalisées, telle que la consommation de médicaments par exemple. Ça nous permet de faire un compte rendu à l'entreprise et de proposer des services adaptés à leurs besoins.&nbsp;&nbsp;



À l'interne, on a une équipe de professionnels dans le domaine de la santé, des spécialistes de la nutrition, de la kinésiologie et bientôt de la santé mentale. Nous sommes donc en mesure d'offrir des services et des activités orientés vers la santé en entreprise.&nbsp;



Daniel : À quoi ressemble le quotidien de votre travail? Comment et à quelle fréquence faites-vous le suivi des statistiques?



Véronique : Je dirais que notre quotidien est assez varié mais qu'il comprend généralement beaucoup d'accompagnement avec les clients et de formations diverses aux gestionnaires.



L'innovation est quelque chose de très important également chez Beneva. Nous sommes donc constamment à la recherche de nouvelles pratiques afin d]]></itunes:summary>
	<itunes:image href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/wp-content/uploads/2021/06/Comment-les-assureurs-peuvent-simpliquer-dans-la-promotion-de-la-sante-en-entreprise-1.png"></itunes:image>
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	<title>S2E13 : Comment gérer les commotions cérébrales dans le sport?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e13-comment-gerer-les-commotions-cerebrales-dans-le-sport/</link>
	<pubDate>Thu, 27 May 2021 15:27:22 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
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	<description><![CDATA[<p><strong>Les commotions cérébrales sont un problème auquel il faut s'attaquer.</strong></p>



<p><strong>On se doit non seulement de mieux les prévenir, mais également de mieux les traiter.</strong></p>



<p><strong>Pour en discuter, nous recevons le Dr. Philippe Fait, Directeur scientifique de la <a href="http://cliniquecortex.com/" title="http://cliniquecortex.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clinique Cortex</a> et co-fondateur de la <a href="https://fondationpy.com/" title="https://fondationpy.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation Pier-Yves Bouchard</a>.</strong></p>





<p><strong>Daniel </strong>: Qu'est-ce qu'une commotion cérébrale et quelle est la différence entre une commotion cérébrale et un traumatisme crânien?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: On définit un traumatisme cranio-cérébral par un traumatisme, donc un accident, qui va toucher le cerveau dans la boîte crânienne.</p>



<p>Les traumatismes comportent plusieurs grades : les traumatismes légers seront qualifiés de commotion cérébrale tandis que les plus graves seront considérés comme des traumatismes crâniens. </p>



<p>On qualifie les traumatismes de légers lorsqu'aucune anormalité ne sera détectée sur  les imageries médicales. Les symptômes sont tout de même présents et ils sont de nature fonctionnelle.</p>



<p>Les traumatismes modérés à graves, quant à eux, ont de fortes chances de provoquer des séquelles qui perdureront sur le long terme. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quels sont les risques que ces traumatismes aient des répercussions sur le long terme justement? </p>



<p><strong>Philippe </strong>: Beaucoup de facteurs en fait. </p>



<p>Le 1er facteur serait l'étendu des dommages. Si c'est une commotion cérébrale et qu'elle est bien prise en charge, les chances de séquelles à long terme sont assez faibles. </p>



<p>C'est également le cas pour une première commotion ou encore des commotions très espacées dans le temps. En effet, plus on multiplie les commotions, plus la commotion subie est importante et plus les risques de séquelles sur le long terme augmentent. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quels sont les symptômes d'une commotion cérébrale?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Il y a 4 grandes catégories de symptômes reliées aux commotions cérébrales. </p>



<p>Il y a tout d'abord la catégorie physiologique qui comprends des symptômes comme les maux de tête, étourdissements, etc.  </p>



<p>Il y a ensuite les symptômes d'ordre cognitif comme les difficultés d'attention et de concentration.</p>



<p>Comme troisième catégorie, on parle des symptômes affectifs qui peuvent avoir des impacts sur le niveau d'irritabilité par exemple. </p>



<p>Finalement, les troubles du sommeil représentent la dernière catégorie et se traduiront par de l'insomnie ou de la somnolence par exemple. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quelles sont les grandes étapes du retour au sport après une commotion?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: On doit tout d'abord prendre en considération que chaque personne est différente et qu'il n'y pas une seule et unique formule gagnante pour tous. </p>



<p>La première chose à faire est un retrait des activités à risques. On doit à tout prix éviter un autre mouvement dans la boite crânienne suite à la commotion. Un repos d'une durée de 24 à 48h est donc nécessaire et il est d'ordre physique et cognitif, i.e. pas de lecture, de devoirs, de jeux vidéos, etc.</p>



<p>On doit comprendre qu'une commotion est en fait une ébullition au niveau cérébral et que le repos est nécessaire pour la guérison. </p>



<p>Par la suite, si les symptômes ont disparus, on peut recommencer les activités physiques très légères tels que la marche, le vélo stationnaire, etc. On attends par la suite 24 h et si aucune augmentation des symptômes ne surgit suite à l'activité, on peut augmenter l'intensité tout en évaluant les symptômes. </p>



<p>Ensuite, on peut penser à réintégrer des pratiques sans contact dans nos activités pour finalement, si le tout se passe bien, réintégrer les pratiques normales et ultimement, un retour au jeu.</p>



<p>Même chose pour le cognitif : on y va de façon graduelle avec la lecture de courte durée, ensuite les devoirs, pour finalement réintégrer les bancs d'école. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Combien de temps doit-on prévoir pour récupérer d'un traumatisme crânien? </p>



<p><strong>Philippe </strong>: Chaque personne est différente mais on doit compter au minimum 10 à 14 jours pour un adulte et 1 mois pour un enfant.</p>



<p>Lorsqu'on dépasse les 3 mois, on tombe malheureusement dans des phases plus chroniques et il est important de consulter afin d'éviter que les symptômes demeurent.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Je suis moi-même client de votre clinique pour de légères commotions : j'ai eu le sentiment que les commotions sont traitées un peu comme une blessure physique, i.e. augmenter la charge de façon graduelle. Est-ce que je me trompe?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: J'aime beaucoup ton analogie et tu as raison sur certains points.</p>



<p>Par contre, la différence c'est qu'une commotion est difficilement tangible pour le patient. C'est-à-dire que, malgré les symptômes, aucune imagerie médicale ne peut prouver la condition. Les gens, croyant ainsi que leur traumatisme est banal, continuent leurs activités malgré les maux de tête.</p>



<p>À l'inverse, une douleur à la cheville par exemple, peut t'empêcher de marcher donc t'oblige, en quelque sorte, à gérer le problème assez rapidement. La prise en charge d'une commotion est donc plus difficile et moins intuitive.  </p>



<p>Il est important de préciser que, comme c'est le cerveau qui gère toutes les fonctions du corps humain, un traumatisme peut avoir des impacts sur nos pensées et nos prises de décisions qui sont parfois peut idéales. Ça peut expliquer pourquoi certaines personnes se mettent à risque à la suite d'une commotion.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Qui va-t-on voir lorsqu'on subit a une commotion?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: L'idéale est de commencer avec son médecin de famille puisqu'il.elle constitue, en quelque sorte, le chef d'orchestre pour la suite. Il y a de fortes chances qu'il.elle vous réfère vers une équipe interdisciplinaire pour cibler les besoins. </p>



<p>Par exemple, pour les symptômes physiques, on peut aller voir un physiothérapeute, un kinésiologue, etc.</p>



<p>Pour les troubles cognitifs, on peut penser aux neuropsychologues ou encore aux ergothérapeutes, tandis que pour les troubles affectifs, un psychologue est tout à fait indiqué. </p>



<p>La <a href="http://cliniquecortex.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="http://cliniquecortex.com/">Clinique Cortex</a> est également un excellent point de service avec ses multiples spécialistes interdisciplinaires. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: J'imagine que l'idéal, c'est de prévenir les commotions. Sur quoi doit on travailler pour les prévenir au maximum?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Il y a en effet beaucoup d'aspects qui aident la prévention des commotions. </p>



<p>On peut penser à l'environnement du sport tel qu'un équipement adapté : l'ajustement d'un casque est un bel exemple. Toujours dans l'environnement du sport, on peut penser aux placement de matériels à proximité des aires de jeux comme des murs, des poubelles, etc. </p>



<p>Il y a ensuite les règles dans les sports qui doivent être érigées afin de limiter les coups à la tête et à encourager le <em>fairplay</em>.</p>



<p>Une autre méthode serait la prévention individuelle par la pratique d'exercices de renforcement musculaire au niveau du cou afin d'augmenter l'absorption de l'énergie, etc.</p>



<p>Finalement, on essaie de sensibiliser davantage les jeunes sur les commotions afin qu'ils soient en mesure de détecter rapidement les signes chez leurs coéquipiers par exemple. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Est-ce que les micro-commotions cérébrales existent?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Malgré le fait que beaucoup de spécialistes se penchent sur la question, il nous est actuellement difficile de répondre à cette question en 2021. </p>



<p>On a en effet détecté que certains sports, tels que le soccer et le football par exemple, créer des milliers de coups répétés à la tête des joueurs sans toutefois provoquer de commotions. Par contre, ce serait l'accumulation de ces micro-chocs qui provoqueraient des dysfonctions plus tard dans leur vie. </p>



<p>Ceci étant dit, aucun résultat ne peut prouver cette théorie pour l'instant.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Pour terminer, peux-tu nous parler un peu de la <a href="https://fondationpy.com/" title="https://fondationpy.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation Pier-Yves Bouchard</a>?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Pier-Yves était un joueur de soccer de 21 ans lorsqu'il a perdu la vie suite à un choc important survenu lors d'un tournoi de soccer intérieur. </p>



<p>Je jouais à l'époque au soccer avec son père et nous avons eu l'idée de fonder une fondation qui aiderait les gens atteint d'une commotion cérébrale soit pour des consultations avec des professionnels ou encore pour l'achat d'équipement divers. On a ainsi aidé une foule d'équipes de sports pour l'achat de casques de protection par exemple.</p>



<p>Notre mission est donc d'aider les gens qui ont subit des commotions cérébrales dans un contexte sportif. </p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Les commotions cérébrales sont un problème auquel il faut sattaquer.



On se doit non seulement de mieux les prévenir, mais également de mieux les traiter.



Pour en discuter, nous recevons le Dr. Philippe Fait, Directeur scientifique de la Clinique Co]]></itunes:subtitle>
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	<itunes:title><![CDATA[Comment gérer les commotions cérébrales dans le sport?]]></itunes:title>
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	<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les commotions cérébrales sont un problème auquel il faut s'attaquer.</strong></p>



<p><strong>On se doit non seulement de mieux les prévenir, mais également de mieux les traiter.</strong></p>



<p><strong>Pour en discuter, nous recevons le Dr. Philippe Fait, Directeur scientifique de la <a href="http://cliniquecortex.com/" title="http://cliniquecortex.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clinique Cortex</a> et co-fondateur de la <a href="https://fondationpy.com/" title="https://fondationpy.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation Pier-Yves Bouchard</a>.</strong></p>





<p><strong>Daniel </strong>: Qu'est-ce qu'une commotion cérébrale et quelle est la différence entre une commotion cérébrale et un traumatisme crânien?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: On définit un traumatisme cranio-cérébral par un traumatisme, donc un accident, qui va toucher le cerveau dans la boîte crânienne.</p>



<p>Les traumatismes comportent plusieurs grades : les traumatismes légers seront qualifiés de commotion cérébrale tandis que les plus graves seront considérés comme des traumatismes crâniens. </p>



<p>On qualifie les traumatismes de légers lorsqu'aucune anormalité ne sera détectée sur  les imageries médicales. Les symptômes sont tout de même présents et ils sont de nature fonctionnelle.</p>



<p>Les traumatismes modérés à graves, quant à eux, ont de fortes chances de provoquer des séquelles qui perdureront sur le long terme. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quels sont les risques que ces traumatismes aient des répercussions sur le long terme justement? </p>



<p><strong>Philippe </strong>: Beaucoup de facteurs en fait. </p>



<p>Le 1er facteur serait l'étendu des dommages. Si c'est une commotion cérébrale et qu'elle est bien prise en charge, les chances de séquelles à long terme sont assez faibles. </p>



<p>C'est également le cas pour une première commotion ou encore des commotions très espacées dans le temps. En effet, plus on multiplie les commotions, plus la commotion subie est importante et plus les risques de séquelles sur le long terme augmentent. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quels sont les symptômes d'une commotion cérébrale?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Il y a 4 grandes catégories de symptômes reliées aux commotions cérébrales. </p>



<p>Il y a tout d'abord la catégorie physiologique qui comprends des symptômes comme les maux de tête, étourdissements, etc.  </p>



<p>Il y a ensuite les symptômes d'ordre cognitif comme les difficultés d'attention et de concentration.</p>



<p>Comme troisième catégorie, on parle des symptômes affectifs qui peuvent avoir des impacts sur le niveau d'irritabilité par exemple. </p>



<p>Finalement, les troubles du sommeil représentent la dernière catégorie et se traduiront par de l'insomnie ou de la somnolence par exemple. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quelles sont les grandes étapes du retour au sport après une commotion?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: On doit tout d'abord prendre en considération que chaque personne est différente et qu'il n'y pas une seule et unique formule gagnante pour tous. </p>



<p>La première chose à faire est un retrait des activités à risques. On doit à tout prix éviter un autre mouvement dans la boite crânienne suite à la commotion. Un repos d'une durée de 24 à 48h est donc nécessaire et il est d'ordre physique et cognitif, i.e. pas de lecture, de devoirs, de jeux vidéos, etc.</p>



<p>On doit comprendre qu'une commotion est en fait une ébullition au niveau cérébral et que le repos est nécessaire pour la guérison. </p>



<p>Par la suite, si les symptômes ont disparus, on peut recommencer les activités physiques très légères tels que la marche, le vélo stationnaire, etc. On attends par la suite 24 h et si aucune augmentation des symptômes ne surgit suite à l'activité, on peut augmenter l'intensité tout en évaluant les symptômes. </p>



<p>Ensuite, on peut penser à réintégrer des pratiques sans contact dans nos activités pour finalement, si le tout se passe bien, réintégrer les pratiques normales et ultimement, un retour au jeu.</p>



<p>Même chose pour le cognitif : on y va de façon graduelle avec la lecture de courte durée, ensuite les devoirs, pour finalement réintégrer les bancs d'école. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Combien de temps doit-on prévoir pour récupérer d'un traumatisme crânien? </p>



<p><strong>Philippe </strong>: Chaque personne est différente mais on doit compter au minimum 10 à 14 jours pour un adulte et 1 mois pour un enfant.</p>



<p>Lorsqu'on dépasse les 3 mois, on tombe malheureusement dans des phases plus chroniques et il est important de consulter afin d'éviter que les symptômes demeurent.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Je suis moi-même client de votre clinique pour de légères commotions : j'ai eu le sentiment que les commotions sont traitées un peu comme une blessure physique, i.e. augmenter la charge de façon graduelle. Est-ce que je me trompe?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: J'aime beaucoup ton analogie et tu as raison sur certains points.</p>



<p>Par contre, la différence c'est qu'une commotion est difficilement tangible pour le patient. C'est-à-dire que, malgré les symptômes, aucune imagerie médicale ne peut prouver la condition. Les gens, croyant ainsi que leur traumatisme est banal, continuent leurs activités malgré les maux de tête.</p>



<p>À l'inverse, une douleur à la cheville par exemple, peut t'empêcher de marcher donc t'oblige, en quelque sorte, à gérer le problème assez rapidement. La prise en charge d'une commotion est donc plus difficile et moins intuitive.  </p>



<p>Il est important de préciser que, comme c'est le cerveau qui gère toutes les fonctions du corps humain, un traumatisme peut avoir des impacts sur nos pensées et nos prises de décisions qui sont parfois peut idéales. Ça peut expliquer pourquoi certaines personnes se mettent à risque à la suite d'une commotion.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Qui va-t-on voir lorsqu'on subit a une commotion?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: L'idéale est de commencer avec son médecin de famille puisqu'il.elle constitue, en quelque sorte, le chef d'orchestre pour la suite. Il y a de fortes chances qu'il.elle vous réfère vers une équipe interdisciplinaire pour cibler les besoins. </p>



<p>Par exemple, pour les symptômes physiques, on peut aller voir un physiothérapeute, un kinésiologue, etc.</p>



<p>Pour les troubles cognitifs, on peut penser aux neuropsychologues ou encore aux ergothérapeutes, tandis que pour les troubles affectifs, un psychologue est tout à fait indiqué. </p>



<p>La <a href="http://cliniquecortex.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="http://cliniquecortex.com/">Clinique Cortex</a> est également un excellent point de service avec ses multiples spécialistes interdisciplinaires. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: J'imagine que l'idéal, c'est de prévenir les commotions. Sur quoi doit on travailler pour les prévenir au maximum?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Il y a en effet beaucoup d'aspects qui aident la prévention des commotions. </p>



<p>On peut penser à l'environnement du sport tel qu'un équipement adapté : l'ajustement d'un casque est un bel exemple. Toujours dans l'environnement du sport, on peut penser aux placement de matériels à proximité des aires de jeux comme des murs, des poubelles, etc. </p>



<p>Il y a ensuite les règles dans les sports qui doivent être érigées afin de limiter les coups à la tête et à encourager le <em>fairplay</em>.</p>



<p>Une autre méthode serait la prévention individuelle par la pratique d'exercices de renforcement musculaire au niveau du cou afin d'augmenter l'absorption de l'énergie, etc.</p>



<p>Finalement, on essaie de sensibiliser davantage les jeunes sur les commotions afin qu'ils soient en mesure de détecter rapidement les signes chez leurs coéquipiers par exemple. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Est-ce que les micro-commotions cérébrales existent?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Malgré le fait que beaucoup de spécialistes se penchent sur la question, il nous est actuellement difficile de répondre à cette question en 2021. </p>



<p>On a en effet détecté que certains sports, tels que le soccer et le football par exemple, créer des milliers de coups répétés à la tête des joueurs sans toutefois provoquer de commotions. Par contre, ce serait l'accumulation de ces micro-chocs qui provoqueraient des dysfonctions plus tard dans leur vie. </p>



<p>Ceci étant dit, aucun résultat ne peut prouver cette théorie pour l'instant.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Pour terminer, peux-tu nous parler un peu de la <a href="https://fondationpy.com/" title="https://fondationpy.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation Pier-Yves Bouchard</a>?</p>



<p><strong>Philippe </strong>: Pier-Yves était un joueur de soccer de 21 ans lorsqu'il a perdu la vie suite à un choc important survenu lors d'un tournoi de soccer intérieur. </p>



<p>Je jouais à l'époque au soccer avec son père et nous avons eu l'idée de fonder une fondation qui aiderait les gens atteint d'une commotion cérébrale soit pour des consultations avec des professionnels ou encore pour l'achat d'équipement divers. On a ainsi aidé une foule d'équipes de sports pour l'achat de casques de protection par exemple.</p>



<p>Notre mission est donc d'aider les gens qui ont subit des commotions cérébrales dans un contexte sportif. </p>]]></content:encoded>
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	<itunes:summary><![CDATA[Les commotions cérébrales sont un problème auquel il faut s'attaquer.



On se doit non seulement de mieux les prévenir, mais également de mieux les traiter.



Pour en discuter, nous recevons le Dr. Philippe Fait, Directeur scientifique de la Clinique Cortex et co-fondateur de la Fondation Pier-Yves Bouchard.





Daniel : Qu'est-ce qu'une commotion cérébrale et quelle est la différence entre une commotion cérébrale et un traumatisme crânien?



Philippe : On définit un traumatisme cranio-cérébral par un traumatisme, donc un accident, qui va toucher le cerveau dans la boîte crânienne.



Les traumatismes comportent plusieurs grades : les traumatismes légers seront qualifiés de commotion cérébrale tandis que les plus graves seront considérés comme des traumatismes crâniens. 



On qualifie les traumatismes de légers lorsqu'aucune anormalité ne sera détectée sur  les imageries médicales. Les symptômes sont tout de même présents et ils sont de nature fonctionnelle.



Les traumatismes modérés à graves, quant à eux, ont de fortes chances de provoquer des séquelles qui perdureront sur le long terme. 



Daniel : Quels sont les risques que ces traumatismes aient des répercussions sur le long terme justement? 



Philippe : Beaucoup de facteurs en fait. 



Le 1er facteur serait l'étendu des dommages. Si c'est une commotion cérébrale et qu'elle est bien prise en charge, les chances de séquelles à long terme sont assez faibles. 



C'est également le cas pour une première commotion ou encore des commotions très espacées dans le temps. En effet, plus on multiplie les commotions, plus la commotion subie est importante et plus les risques de séquelles sur le long terme augmentent. 



Daniel : Quels sont les symptômes d'une commotion cérébrale?



Philippe : Il y a 4 grandes catégories de symptômes reliées aux commotions cérébrales. 



Il y a tout d'abord la catégorie physiologique qui comprends des symptômes comme les maux de tête, étourdissements, etc.  



Il y a ensuite les symptômes d'ordre cognitif comme les difficultés d'attention et de concentration.



Comme troisième catégorie, on parle des symptômes affectifs qui peuvent avoir des impacts sur le niveau d'irritabilité par exemple. 



Finalement, les troubles du sommeil représentent la dernière catégorie et se traduiront par de l'insomnie ou de la somnolence par exemple. 



Daniel : Quelles sont les grandes étapes du retour au sport après une commotion?



Philippe : On doit tout d'abord prendre en considération que chaque personne est différente et qu'il n'y pas une seule et unique formule gagnante pour tous. 



La première chose à faire est un retrait des activités à risques. On doit à tout prix éviter un autre mouvement dans la boite crânienne suite à la commotion. Un repos d'une durée de 24 à 48h est donc nécessaire et il est d'ordre physique et cognitif, i.e. pas de lecture, de devoirs, de jeux vidéos, etc.



On doit comprendre qu'une commotion est en fait une ébullition au niveau cérébral et que le repos est nécessaire pour la guérison. 



Par la suite, si les symptômes ont disparus, on peut recommencer les activités physiques très légères tels que la marche, le vélo stationnaire, etc. On attends par la suite 24 h et si aucune augmentation des symptômes ne surgit suite à l'activité, on peut augmenter l'intensité tout en évaluant les symptômes. 



Ensuite, on peut penser à réintégrer des pratiques sans contact dans nos activités pour finalement, si le tout se passe bien, réintégrer les pratiques normales et ultimement, un retour au jeu.



Même chose pour le cognitif : on y va de façon graduelle avec la lecture de courte durée, ensuite les devoirs, pour finalement réintégrer les bancs d'école. 



Daniel : Combien de temps doit-on prévoir pour récupérer d'un traumatisme crânien? 



Philippe : Chaque personne est différente mais on doit compter au minimum 10 à 14 jours pour un adulte et 1 mois pour un enfant.



Lorsqu'on dépasse les 3 mois, on tombe malheureusemen]]></itunes:summary>
	<itunes:image href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/wp-content/uploads/2021/05/Comment-gerer-et-prevenir-les-commotions-cerebrales-dans-le-sport.png"></itunes:image>
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		<title>S2E13 : Comment gérer les commotions cérébrales dans le sport?</title>
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	<itunes:author><![CDATA[Groupe Défis]]></itunes:author>	<googleplay:image href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/wp-content/uploads/2021/05/Comment-gerer-et-prevenir-les-commotions-cerebrales-dans-le-sport.png"></googleplay:image>
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</item>

<item>
	<title>S2E12 : Comment réussir son projet d&#8217;activité physique en entreprises?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e12-comment-reussir-son-projet-dactivite-physique-en-entreprises/</link>
	<pubDate>Thu, 20 May 2021 17:04:22 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
	<guid isPermaLink="false">https://staging-defisca.kinsta.cloud/?post_type=podcast&#038;p=14920</guid>
	<description><![CDATA[<p><strong>Faire la promotion de l'activité physique en entreprise, c'est un excellent début! Bâtir un programme qui perdura dans le temps, c'est l'objectif ultime!</strong></p>



<p><strong>Qui de mieux que Kim Lalanne, Conseillère stratégie partenariat et expérience client chez <a href="https://m361.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://m361.ca/">M361</a>, pour nous éclairer sur le sujet? </strong></p>





<p><strong>Daniel </strong>: Tout d'abord, peux-tu nous expliquer ce qu'est <a href="https://actiz.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://actiz.ca/">Actiz</a>?</p>



<p><strong>Kim </strong>: <a href="https://actiz.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://actiz.ca/">Actiz </a>est une initiative de <a href="https://m361.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://m361.ca/">M361 </a>et du Ministère de l'éducation qui vise à faire la promotion de l'activité physique au sein des PME Québécoises. On est, en d'autres mots, des facilitateurs du processus. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Selon toi, quelle est l'erreur numéro 1 que les entreprises commettent lorsqu'elles entament un processus de promotion de l'activité physique à l'interne?</p>



<p><strong>Kim </strong>: Il n'y a pas vraiment d'erreur majeur décelée, mais bien des idées préconçues. En effet, quand les gens pensent à l'activité physique en entreprise, ils croient souvent que ça nécessite un gym ou encore de l'équipement important. </p>



<p>J'entends également très souvent des commentaires comme quoi le processus est dispendieux, que les installations nécessitent trop d'espace ou encore que ça s'adresse à une clientèle sportive. </p>



<p>En réalité, c'est totalement faux : il existe une foule d'options simples et accessibles afin d'arriver à nos fins. </p>



<p>Une autre chose que j'entends ou que je vois souvent est le désir d'être accompagné par un professionnel, un kinésiologue par exemple. C'est loin d'être une mauvaise chose en soi, mais on doit s'assurer que cette personne connait la réalité de l'entreprise et qu'elle est là pour la soutenir dans ses démarches.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quelles sont les bonnes pratiques quand on parle de la mise en marche de la promotion de l'activité physique en milieu de travail?</p>



<p><strong>Kim </strong>: D'abord et avant tout, la chose la plus importante est d'obtenir un engagement claire de l'organisation. En effet, l'obtention de celui-ci facilite grandement les démarches. </p>



<p>Malheureusement, il arrive parfois que la direction n'est pas encline au projet. Il convient donc de monter une argumentation afin de démontrer les avantages de l'implantation d'un programme d'activité physique.</p>



<p>Par la suite, la deuxième étape serait de désigner des personnes responsables du projet ou encore, dans le cas de plus grosses organisations, de former un comité.</p>



<p>La troisième étape, quant à elle, est de dresser un portrait de la situation dans l'entreprise. Des questions comme les suivantes se doivent d'être examinées :</p>



<ul><li>Où est l'entreprise en ce moment?;</li><li>Quelles sont les conditions favorables ou non en lien avec la pratique de l'activité physique?;</li><li>Quel est l'opinion des employés?;</li><li>Quels sont les besoins et intérêts des employés?;</li><li>Etc. </li></ul>



<p>L'important est de recueillir l'avis de tous car la beauté d'une entreprise est la diversité de ses employés. Donc, lorsqu'on entame une démarche de promotion de l'activité physique, on doit garder en tête cette diversité afin de mettre en place plusieurs mesures qui sauront plaire à un maximum de personnes. Il est primordial de penser à tous, mais particulièrement à ceux qui sont moins actifs.</p>



<p>Finalement, comme dernière étape, il convient de se fixer des objectifs pour ensuite décider de la marche à suivre. </p>



<p>On recommande fortement de petites étapes puisque l'important est de se lancer. Il ne faut également pas avoir peur de faire des erreurs puisque ça permet de sonder le terrain et de savoir ce qui fonctionne bien ou moins bien.</p>



<p>Le site web ainsi que les infolettres d'<a href="https://actiz.ca/" title="https://actiz.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Actiz</a> contiennent une foule d'informations et d'outils sur ces diverses étapes tels que des idées pour construire une argumentation, des conseils pour la formation d'un comité, etc.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quelle est la différence entre les initiatives structurantes et celles qui sont qualifiées de non-structurantes? Laquelle doit-on privilégier?</p>



<p><strong>Kim </strong>: Les initiatives structurantes sont des projets qui sont créés par et pour l'entreprise. Elles sont donc adaptées à l'entreprise et favorisent l'engagement individuel et collectif par un projet rassembleur et mobilisant. </p>



<p>On pourrait penser, par exemple, à l'aménagement d'installation sportive dans un milieu de travail, à l'achat d'équipement sportif ou de plein-air, à des programmes d'accommodement, à l'offre de formations et ateliers, etc.  </p>



<p>Les initiatives non-structurantes, quant à elles, sont des projets ponctuels, mais qui ne favorisent pas l'engagement de la personne d'une pratique régulière sur du long terme. On parle d'un événement sportif sans période préparatoire ou d'une sortie sportive par exemple. </p>



<p>On privilégie les initiatives structurantes puisqu'elles permettent aux employés de développer une habitude qui fera en sorte que la pratique régulière d'activité physique perdurera dans le temps. Ces initiatives permettront également de s'intégrer dans le fonctionnement de l'organisation.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Selon toi, quels sont les projets qui génèrent le moins d'investissement et qui nécessitent le moins d'effort?</p>



<p><strong>Kim </strong>: Quand on garde en tête que l'obstacle numéro 1 est le temps, des initiatives qui permettent une meilleure conciliation travail-famille sont optimales. On peut donc penser à des mesures facilitatrices d'horaires tels que commencer plus tard, terminer plus tôt, une heure de dîner allongée, etc. Je suis consciente que ces mesures ne s'appliquent pas à toutes les entreprises, mais si c'est possible, c'est très gagnant.</p>



<p>La promotion et l'installation d'équipement pour les déplacements actifs est également une excellente mesure de rentabilisation de temps. </p>



<p>Peu importe la méthode choisie, celle qui a été prise pour et par l'entreprise est celle qui risque le plus de fonctionner et de perdurer.</p>



<p><strong>Daniel </strong>:  Les concepts de développement durable et de promotion de l'activité physique sont très populaires ces jours-ci. Est-ce possible de jumeler ces deux tendances? </p>



<p><strong>Kim </strong>: Absolument! On peut penser aux déplacement actifs comme la marche, le vélo ou encore le transport en commun. Ces modes de déplacement peuvent être encouragés non seulement pour le travail mais également au quotidien, surtout dans un contexte de télétravail, tel qu'on le vit actuellement. </p>



<p>Dans l'aspect de l'offre, on peut penser à créer des partenariats avec des services qui sont à proximité du bureau ou de la résidence des employés. Que ce soit la promotion du programme de loisirs de la municipalité, du centre communautaire, de la piscine ou encore de l'aréna, l'utilisation de ressources à proximité permet un beau jumelage de développement durable et de promotion de l'activité physique. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Pour terminer, quel a été l'impact de la pandémie sur ton travail ?</p>



<p><strong>Kim </strong>: La pandémie a apporté beaucoup de changements dans les habitudes des gens, mais elle a également grandement sensibilisé ces-derniers aux bénéfices de l'activité physique et du plein-air, notamment sur la santé mentale. </p>



<p>Le contexte actuel a donc vraisemblablement sensibilisé les entreprises à l'importance de l'activité physique. Je dirais donc que la pandémie que l'on vit présentement fait bouger les choses et représente un excellent moment pour entreprendre la promotion de l'activité physique en entreprise.</p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Faire la promotion de lactivité physique en entreprise, cest un excellent début! Bâtir un programme qui perdura dans le temps, cest lobjectif ultime!



Qui de mieux que Kim Lalanne, Conseillère stratégie partenariat et expérience client chez M361, pour ]]></itunes:subtitle>
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	<itunes:title><![CDATA[Comment optimiser la pratique de l'activité physique en entreprise?]]></itunes:title>
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	<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faire la promotion de l'activité physique en entreprise, c'est un excellent début! Bâtir un programme qui perdura dans le temps, c'est l'objectif ultime!</strong></p>



<p><strong>Qui de mieux que Kim Lalanne, Conseillère stratégie partenariat et expérience client chez <a href="https://m361.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://m361.ca/">M361</a>, pour nous éclairer sur le sujet? </strong></p>





<p><strong>Daniel </strong>: Tout d'abord, peux-tu nous expliquer ce qu'est <a href="https://actiz.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://actiz.ca/">Actiz</a>?</p>



<p><strong>Kim </strong>: <a href="https://actiz.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://actiz.ca/">Actiz </a>est une initiative de <a href="https://m361.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://m361.ca/">M361 </a>et du Ministère de l'éducation qui vise à faire la promotion de l'activité physique au sein des PME Québécoises. On est, en d'autres mots, des facilitateurs du processus. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Selon toi, quelle est l'erreur numéro 1 que les entreprises commettent lorsqu'elles entament un processus de promotion de l'activité physique à l'interne?</p>



<p><strong>Kim </strong>: Il n'y a pas vraiment d'erreur majeur décelée, mais bien des idées préconçues. En effet, quand les gens pensent à l'activité physique en entreprise, ils croient souvent que ça nécessite un gym ou encore de l'équipement important. </p>



<p>J'entends également très souvent des commentaires comme quoi le processus est dispendieux, que les installations nécessitent trop d'espace ou encore que ça s'adresse à une clientèle sportive. </p>



<p>En réalité, c'est totalement faux : il existe une foule d'options simples et accessibles afin d'arriver à nos fins. </p>



<p>Une autre chose que j'entends ou que je vois souvent est le désir d'être accompagné par un professionnel, un kinésiologue par exemple. C'est loin d'être une mauvaise chose en soi, mais on doit s'assurer que cette personne connait la réalité de l'entreprise et qu'elle est là pour la soutenir dans ses démarches.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quelles sont les bonnes pratiques quand on parle de la mise en marche de la promotion de l'activité physique en milieu de travail?</p>



<p><strong>Kim </strong>: D'abord et avant tout, la chose la plus importante est d'obtenir un engagement claire de l'organisation. En effet, l'obtention de celui-ci facilite grandement les démarches. </p>



<p>Malheureusement, il arrive parfois que la direction n'est pas encline au projet. Il convient donc de monter une argumentation afin de démontrer les avantages de l'implantation d'un programme d'activité physique.</p>



<p>Par la suite, la deuxième étape serait de désigner des personnes responsables du projet ou encore, dans le cas de plus grosses organisations, de former un comité.</p>



<p>La troisième étape, quant à elle, est de dresser un portrait de la situation dans l'entreprise. Des questions comme les suivantes se doivent d'être examinées :</p>



<ul><li>Où est l'entreprise en ce moment?;</li><li>Quelles sont les conditions favorables ou non en lien avec la pratique de l'activité physique?;</li><li>Quel est l'opinion des employés?;</li><li>Quels sont les besoins et intérêts des employés?;</li><li>Etc. </li></ul>



<p>L'important est de recueillir l'avis de tous car la beauté d'une entreprise est la diversité de ses employés. Donc, lorsqu'on entame une démarche de promotion de l'activité physique, on doit garder en tête cette diversité afin de mettre en place plusieurs mesures qui sauront plaire à un maximum de personnes. Il est primordial de penser à tous, mais particulièrement à ceux qui sont moins actifs.</p>



<p>Finalement, comme dernière étape, il convient de se fixer des objectifs pour ensuite décider de la marche à suivre. </p>



<p>On recommande fortement de petites étapes puisque l'important est de se lancer. Il ne faut également pas avoir peur de faire des erreurs puisque ça permet de sonder le terrain et de savoir ce qui fonctionne bien ou moins bien.</p>



<p>Le site web ainsi que les infolettres d'<a href="https://actiz.ca/" title="https://actiz.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Actiz</a> contiennent une foule d'informations et d'outils sur ces diverses étapes tels que des idées pour construire une argumentation, des conseils pour la formation d'un comité, etc.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Quelle est la différence entre les initiatives structurantes et celles qui sont qualifiées de non-structurantes? Laquelle doit-on privilégier?</p>



<p><strong>Kim </strong>: Les initiatives structurantes sont des projets qui sont créés par et pour l'entreprise. Elles sont donc adaptées à l'entreprise et favorisent l'engagement individuel et collectif par un projet rassembleur et mobilisant. </p>



<p>On pourrait penser, par exemple, à l'aménagement d'installation sportive dans un milieu de travail, à l'achat d'équipement sportif ou de plein-air, à des programmes d'accommodement, à l'offre de formations et ateliers, etc.  </p>



<p>Les initiatives non-structurantes, quant à elles, sont des projets ponctuels, mais qui ne favorisent pas l'engagement de la personne d'une pratique régulière sur du long terme. On parle d'un événement sportif sans période préparatoire ou d'une sortie sportive par exemple. </p>



<p>On privilégie les initiatives structurantes puisqu'elles permettent aux employés de développer une habitude qui fera en sorte que la pratique régulière d'activité physique perdurera dans le temps. Ces initiatives permettront également de s'intégrer dans le fonctionnement de l'organisation.</p>



<p><strong>Daniel </strong>: Selon toi, quels sont les projets qui génèrent le moins d'investissement et qui nécessitent le moins d'effort?</p>



<p><strong>Kim </strong>: Quand on garde en tête que l'obstacle numéro 1 est le temps, des initiatives qui permettent une meilleure conciliation travail-famille sont optimales. On peut donc penser à des mesures facilitatrices d'horaires tels que commencer plus tard, terminer plus tôt, une heure de dîner allongée, etc. Je suis consciente que ces mesures ne s'appliquent pas à toutes les entreprises, mais si c'est possible, c'est très gagnant.</p>



<p>La promotion et l'installation d'équipement pour les déplacements actifs est également une excellente mesure de rentabilisation de temps. </p>



<p>Peu importe la méthode choisie, celle qui a été prise pour et par l'entreprise est celle qui risque le plus de fonctionner et de perdurer.</p>



<p><strong>Daniel </strong>:  Les concepts de développement durable et de promotion de l'activité physique sont très populaires ces jours-ci. Est-ce possible de jumeler ces deux tendances? </p>



<p><strong>Kim </strong>: Absolument! On peut penser aux déplacement actifs comme la marche, le vélo ou encore le transport en commun. Ces modes de déplacement peuvent être encouragés non seulement pour le travail mais également au quotidien, surtout dans un contexte de télétravail, tel qu'on le vit actuellement. </p>



<p>Dans l'aspect de l'offre, on peut penser à créer des partenariats avec des services qui sont à proximité du bureau ou de la résidence des employés. Que ce soit la promotion du programme de loisirs de la municipalité, du centre communautaire, de la piscine ou encore de l'aréna, l'utilisation de ressources à proximité permet un beau jumelage de développement durable et de promotion de l'activité physique. </p>



<p><strong>Daniel </strong>: Pour terminer, quel a été l'impact de la pandémie sur ton travail ?</p>



<p><strong>Kim </strong>: La pandémie a apporté beaucoup de changements dans les habitudes des gens, mais elle a également grandement sensibilisé ces-derniers aux bénéfices de l'activité physique et du plein-air, notamment sur la santé mentale. </p>



<p>Le contexte actuel a donc vraisemblablement sensibilisé les entreprises à l'importance de l'activité physique. Je dirais donc que la pandémie que l'on vit présentement fait bouger les choses et représente un excellent moment pour entreprendre la promotion de l'activité physique en entreprise.</p>]]></content:encoded>
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	<itunes:summary><![CDATA[Faire la promotion de l'activité physique en entreprise, c'est un excellent début! Bâtir un programme qui perdura dans le temps, c'est l'objectif ultime!



Qui de mieux que Kim Lalanne, Conseillère stratégie partenariat et expérience client chez M361, pour nous éclairer sur le sujet? 





Daniel : Tout d'abord, peux-tu nous expliquer ce qu'est Actiz?



Kim : Actiz est une initiative de M361 et du Ministère de l'éducation qui vise à faire la promotion de l'activité physique au sein des PME Québécoises. On est, en d'autres mots, des facilitateurs du processus. 



Daniel : Selon toi, quelle est l'erreur numéro 1 que les entreprises commettent lorsqu'elles entament un processus de promotion de l'activité physique à l'interne?



Kim : Il n'y a pas vraiment d'erreur majeur décelée, mais bien des idées préconçues. En effet, quand les gens pensent à l'activité physique en entreprise, ils croient souvent que ça nécessite un gym ou encore de l'équipement important. 



J'entends également très souvent des commentaires comme quoi le processus est dispendieux, que les installations nécessitent trop d'espace ou encore que ça s'adresse à une clientèle sportive. 



En réalité, c'est totalement faux : il existe une foule d'options simples et accessibles afin d'arriver à nos fins. 



Une autre chose que j'entends ou que je vois souvent est le désir d'être accompagné par un professionnel, un kinésiologue par exemple. C'est loin d'être une mauvaise chose en soi, mais on doit s'assurer que cette personne connait la réalité de l'entreprise et qu'elle est là pour la soutenir dans ses démarches.



Daniel : Quelles sont les bonnes pratiques quand on parle de la mise en marche de la promotion de l'activité physique en milieu de travail?



Kim : D'abord et avant tout, la chose la plus importante est d'obtenir un engagement claire de l'organisation. En effet, l'obtention de celui-ci facilite grandement les démarches. 



Malheureusement, il arrive parfois que la direction n'est pas encline au projet. Il convient donc de monter une argumentation afin de démontrer les avantages de l'implantation d'un programme d'activité physique.



Par la suite, la deuxième étape serait de désigner des personnes responsables du projet ou encore, dans le cas de plus grosses organisations, de former un comité.



La troisième étape, quant à elle, est de dresser un portrait de la situation dans l'entreprise. Des questions comme les suivantes se doivent d'être examinées :



Où est l'entreprise en ce moment?;Quelles sont les conditions favorables ou non en lien avec la pratique de l'activité physique?;Quel est l'opinion des employés?;Quels sont les besoins et intérêts des employés?;Etc. 



L'important est de recueillir l'avis de tous car la beauté d'une entreprise est la diversité de ses employés. Donc, lorsqu'on entame une démarche de promotion de l'activité physique, on doit garder en tête cette diversité afin de mettre en place plusieurs mesures qui sauront plaire à un maximum de personnes. Il est primordial de penser à tous, mais particulièrement à ceux qui sont moins actifs.



Finalement, comme dernière étape, il convient de se fixer des objectifs pour ensuite décider de la marche à suivre. 



On recommande fortement de petites étapes puisque l'important est de se lancer. Il ne faut également pas avoir peur de faire des erreurs puisque ça permet de sonder le terrain et de savoir ce qui fonctionne bien ou moins bien.



Le site web ainsi que les infolettres d'Actiz contiennent une foule d'informations et d'outils sur ces diverses étapes tels que des idées pour construire une argumentation, des conseils pour la formation d'un comité, etc.



Daniel : Quelle est la différence entre les initiatives structurantes et celles qui sont qualifiées de non-structurantes? Laquelle doit-on privilégier?



Kim : Les initiatives structurantes sont des projets qui sont créés par et pour l'entreprise. Elles sont donc adaptées à l'entreprise et favorisent l'engagement indivi]]></itunes:summary>
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		<title>S2E12 : Comment réussir son projet d&#8217;activité physique en entreprises?</title>
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	<title>S2E11 : Comment une bonne santé périnéale peut aider à mieux bouger?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e11-comment-une-bonne-sante-perineale-peut-aider-a-mieux-bouger/</link>
	<pubDate>Thu, 06 May 2021 13:38:55 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
	<guid isPermaLink="false">https://staging-defisca.kinsta.cloud/?post_type=podcast&#038;p=14897</guid>
	<description><![CDATA[<p><strong>La santé périnéale est un sujet rarement abordé. Vous vous demandez peut-être même "mais qu'est-ce que le périnée?" Pourtant, les problèmes reliés à cette région sont très fréquents, surtout chez la femme.</strong></p>



<p><strong>Marisabelle Plante, physiothérapeute en rééducation périnéale à la&nbsp;<a href="https://www.cliniquefemina.com" title="https://www.cliniquefemina.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clinique Femina</a>, nous éclaircit donc sur le sujet et nous explique l'importance d'avoir une bonne santé périnéale pour apprécier l'activité physique!</strong></p>





<h2>Daniel : En tant que fondatrice de la <a href="https://www.cliniquefemina.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://www.cliniquefemina.com">Clinique Femina</a>, peux-tu nous expliquer ce qui se fait à votre clinique? </h2>



<p>Marisabelle : Femina est un centre d'expertise en santé périnéale et pelvienne qui a été fondé pour répondre aux besoins de la femme, c'est-à-dire sa santé en lien avec son plancher pelvien. </p>



<p>Il faut savoir que tout le monde possède un plancher pelvien puisqu'on vient au monde avec cette région musculaire. Bien que nos consultations soient majoritement avec des femmes, il n'est pas rare de voir des hommes et des enfants à notre clinique pour des consultations en lien avec l'incontinence, la douleurs, etc. Tout le monde est bienvenu.</p>



<h2>Daniel : Qu'est-ce que le plancher pelvien?</h2>



<p>Marisabelle : Le plancher pelvien, c'est la base musculaire du bassin. Plus précisément, on parle de 3 couches musculaires constituées de plusieurs petits muscles qui vont permettre l'attachement du pubis au coccyx afin d'attacher le bassin. </p>



<p>Le plancher pelvien a plusieurs rôles comme éviter l'incontinence, supporter les organes situés au-dessus du plancher pelvien, fonction sexuelle, etc.</p>



<p>C'est en effet une zone peu connue, mais qu'on utilise constamment, dans toutes nos activités quotidiennes.</p>



<h2>Daniel : Comment savoir si on est au prise avec une dysfonction périnéale?</h2>



<p>Marisabelle : Les problèmes reliés à une dysfonction du plancher pelvien sont très vastes et ils peuvent être reliés à une faiblesse ou encore à une surutilisation. </p>



<p>Les symptômes peuvent donc être l'incontinence urinaire, de selles ou de gaz par exemple. </p>



<p>Il peut également y avoir des douleurs dans la région. Comme le plancher pelvien a un rôle de stabilisateur dans notre corps, un mauvaise fonctionnement de celui-ci peut avoir un impact sur d'autres régions du corps.</p>



<p>Chez la femme, outre l'incontinence, il peut y avoir une descente d'organe (vessie, utérus, rectum) ou encore des douleurs lors de relations sexuelles. </p>



<p>Il faut savoir que ce sont des problèmes extrêmement fréquents, surtout chez la femme. En effet, on parle de 1 femme sur 2 qui serait au prise avec des problèmes d'incontinence urinaire, 1 femme sur 3 qui aurait des descentes d'organes et près de 2 femmes sur 3 qui ressentiraient des douleurs lors de relations sexuelles au courant de leur vie. </p>



<h2>Daniel : Ça ne doit pas être  aisée de traiter ce genre de région musculaire puisqu'elle est difficilement visible à l'œil nu et qu'elle comprends une tonne de muscles de petite taille? </h2>



<p>Marisabelle : En effet, mais c'est ce qui rends notre métier merveilleux! </p>



<p>Il faut par contre savoir que nous avons tous reçu une formation nous permettant d'exécuter des examens gynécologiques. Ainsi, on est en mesure de sentir et de voir la musculature de l'intérieur. C'est donc semblable à une autre région du corps et nous sommes très outillées pour l'évaluer. </p>



<p>Ceci étant dit, nos consultations et nos traitements ne ressemblent en aucun cas à un examen pour une douleur au dos par exemple. </p>



<h2>Daniel : Comment la grossesse a un impact sur le plancher pelvien?</h2>



<p>Marisabelle : La grossesse est un élément majeur dans la vie d'une femme, autant physiquement qu'émotionnellement. L'impact d'une grossesse est énorme sur la musculature périnéale causé par les changements morphologiques en préparation à l'accouchement.</p>



<p>Il est important de mentionner que l'impact se fait pendant la grossesse et non pendant l'accouchement. En effet, la césarienne n'évite pas les dommages du plancher pelvien. </p>



<p>Règle générale, si je vois une femme au jour 1 puis ensuite au jour 200 de sa grossesse, les chances que je perçoive une faiblesse du plancher pelvien sont assez élevées!</p>



<h2>Daniel : As-tu des recommandations universelles pour les femmes enceintes en lien avec la santé de leur plancher pelvien?</h2>



<p>Marisabelle : J'ai de la difficulté à cibler des choses à ABSOLUMENT faire ou ne pas faire. En effet, chaque femme est différente donc on se doit de s'ajuster en fonction des besoins. </p>



<p>Par contre, pour celles qui peuvent se le permettre, je conseille fortement une consultation avec une physiothérapeute en rééducation périnéale au moins une fois pendant la grossesse. Cette consultation permettra, non seulement d'éduquer la femme par rapport à son plancher pelvien, mais également de corriger et/ou travailler certains aspects avant l'accouchement. </p>



<h2>Daniel : Que proposes-tu aux gens qui, justement, ne peuvent pas se permettre une visite avec une physiothérapeute périnéale? Est-ce que votre service est en voie de devenir publique?</h2>



<p>Marisabelle : Pour ces gens, il y a définitivement de la lecture à faire : on a justement une section <a href="https://www.cliniquefemina.com/publication" title="https://www.cliniquefemina.com/publication" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog</a> qui comprend une foule d'informations gratuites.</p>



<p>C'est certain que l'on aimerait que le service de physiothérapie périnéale soit ouvert au publique, mais ce n'est pas demain la veille!</p>



<p>Ceci étant dit, les femmes sont de plus en plus informées et sensibilisées face à la santé de leur plancher pelvien pendant une grossesse et les médecins nous réfèrent davantage donc il y a d'énormes progrès à ce niveau-là. </p>



<h2>Daniel : On parle de plus en plus de l'aspect psychologique dans chaque blessure ; est-ce que la composante psychologique fait partie de ton travail?</h2>



<p>Marisabelle : C'est certain que des problèmes telle que l'incontinence urinaire peut avoir de gros impacts psychologiques. Par exemple, pour certaines femmes, ça signifie s'abstenir de courir de longues distances ou encore de s'entraîner avec des amis par peur de mouiller ses vêtements. </p>



<p>Les personnes qui viennent consulter sont souvent soulagées de savoir qu'elles ne sont pas seules dans cette situation et que leurs problèmes sont loin d'être tabous dans nos locaux. </p>



<p>On réfère également régulièrement à des psychologues ou sexologues si on ressent que la personne pourrait bénéficier de ce type de consultations.</p>



<h2>Daniel : Comment peut-on te rejoindre?</h2>



<p>Simplement via notre <a href="https://www.cliniquefemina.com" title="https://www.cliniquefemina.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site web</a>. La clinique est également très active sur les médias sociaux avec une foule d'informations pertinentes.</p>



<p>Pour ceux et celles qui aimeraient consulter, le tout est possible en présentielle dans nos bureaux ou encore en télé-consultation.</p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[La santé périnéale est un sujet rarement abordé. Vous vous demandez peut-être même mais quest-ce que le périnée? Pourtant, les problèmes reliés à cette région sont très fréquents, surtout chez la femme.



Marisabelle Plante, physiothérapeute en rééducat]]></itunes:subtitle>
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<p><strong>Marisabelle Plante, physiothérapeute en rééducation périnéale à la&nbsp;<a href="https://www.cliniquefemina.com" title="https://www.cliniquefemina.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clinique Femina</a>, nous éclaircit donc sur le sujet et nous explique l'importance d'avoir une bonne santé périnéale pour apprécier l'activité physique!</strong></p>





<h2>Daniel : En tant que fondatrice de la <a href="https://www.cliniquefemina.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://www.cliniquefemina.com">Clinique Femina</a>, peux-tu nous expliquer ce qui se fait à votre clinique? </h2>



<p>Marisabelle : Femina est un centre d'expertise en santé périnéale et pelvienne qui a été fondé pour répondre aux besoins de la femme, c'est-à-dire sa santé en lien avec son plancher pelvien. </p>



<p>Il faut savoir que tout le monde possède un plancher pelvien puisqu'on vient au monde avec cette région musculaire. Bien que nos consultations soient majoritement avec des femmes, il n'est pas rare de voir des hommes et des enfants à notre clinique pour des consultations en lien avec l'incontinence, la douleurs, etc. Tout le monde est bienvenu.</p>



<h2>Daniel : Qu'est-ce que le plancher pelvien?</h2>



<p>Marisabelle : Le plancher pelvien, c'est la base musculaire du bassin. Plus précisément, on parle de 3 couches musculaires constituées de plusieurs petits muscles qui vont permettre l'attachement du pubis au coccyx afin d'attacher le bassin. </p>



<p>Le plancher pelvien a plusieurs rôles comme éviter l'incontinence, supporter les organes situés au-dessus du plancher pelvien, fonction sexuelle, etc.</p>



<p>C'est en effet une zone peu connue, mais qu'on utilise constamment, dans toutes nos activités quotidiennes.</p>



<h2>Daniel : Comment savoir si on est au prise avec une dysfonction périnéale?</h2>



<p>Marisabelle : Les problèmes reliés à une dysfonction du plancher pelvien sont très vastes et ils peuvent être reliés à une faiblesse ou encore à une surutilisation. </p>



<p>Les symptômes peuvent donc être l'incontinence urinaire, de selles ou de gaz par exemple. </p>



<p>Il peut également y avoir des douleurs dans la région. Comme le plancher pelvien a un rôle de stabilisateur dans notre corps, un mauvaise fonctionnement de celui-ci peut avoir un impact sur d'autres régions du corps.</p>



<p>Chez la femme, outre l'incontinence, il peut y avoir une descente d'organe (vessie, utérus, rectum) ou encore des douleurs lors de relations sexuelles. </p>



<p>Il faut savoir que ce sont des problèmes extrêmement fréquents, surtout chez la femme. En effet, on parle de 1 femme sur 2 qui serait au prise avec des problèmes d'incontinence urinaire, 1 femme sur 3 qui aurait des descentes d'organes et près de 2 femmes sur 3 qui ressentiraient des douleurs lors de relations sexuelles au courant de leur vie. </p>



<h2>Daniel : Ça ne doit pas être  aisée de traiter ce genre de région musculaire puisqu'elle est difficilement visible à l'œil nu et qu'elle comprends une tonne de muscles de petite taille? </h2>



<p>Marisabelle : En effet, mais c'est ce qui rends notre métier merveilleux! </p>



<p>Il faut par contre savoir que nous avons tous reçu une formation nous permettant d'exécuter des examens gynécologiques. Ainsi, on est en mesure de sentir et de voir la musculature de l'intérieur. C'est donc semblable à une autre région du corps et nous sommes très outillées pour l'évaluer. </p>



<p>Ceci étant dit, nos consultations et nos traitements ne ressemblent en aucun cas à un examen pour une douleur au dos par exemple. </p>



<h2>Daniel : Comment la grossesse a un impact sur le plancher pelvien?</h2>



<p>Marisabelle : La grossesse est un élément majeur dans la vie d'une femme, autant physiquement qu'émotionnellement. L'impact d'une grossesse est énorme sur la musculature périnéale causé par les changements morphologiques en préparation à l'accouchement.</p>



<p>Il est important de mentionner que l'impact se fait pendant la grossesse et non pendant l'accouchement. En effet, la césarienne n'évite pas les dommages du plancher pelvien. </p>



<p>Règle générale, si je vois une femme au jour 1 puis ensuite au jour 200 de sa grossesse, les chances que je perçoive une faiblesse du plancher pelvien sont assez élevées!</p>



<h2>Daniel : As-tu des recommandations universelles pour les femmes enceintes en lien avec la santé de leur plancher pelvien?</h2>



<p>Marisabelle : J'ai de la difficulté à cibler des choses à ABSOLUMENT faire ou ne pas faire. En effet, chaque femme est différente donc on se doit de s'ajuster en fonction des besoins. </p>



<p>Par contre, pour celles qui peuvent se le permettre, je conseille fortement une consultation avec une physiothérapeute en rééducation périnéale au moins une fois pendant la grossesse. Cette consultation permettra, non seulement d'éduquer la femme par rapport à son plancher pelvien, mais également de corriger et/ou travailler certains aspects avant l'accouchement. </p>



<h2>Daniel : Que proposes-tu aux gens qui, justement, ne peuvent pas se permettre une visite avec une physiothérapeute périnéale? Est-ce que votre service est en voie de devenir publique?</h2>



<p>Marisabelle : Pour ces gens, il y a définitivement de la lecture à faire : on a justement une section <a href="https://www.cliniquefemina.com/publication" title="https://www.cliniquefemina.com/publication" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog</a> qui comprend une foule d'informations gratuites.</p>



<p>C'est certain que l'on aimerait que le service de physiothérapie périnéale soit ouvert au publique, mais ce n'est pas demain la veille!</p>



<p>Ceci étant dit, les femmes sont de plus en plus informées et sensibilisées face à la santé de leur plancher pelvien pendant une grossesse et les médecins nous réfèrent davantage donc il y a d'énormes progrès à ce niveau-là. </p>



<h2>Daniel : On parle de plus en plus de l'aspect psychologique dans chaque blessure ; est-ce que la composante psychologique fait partie de ton travail?</h2>



<p>Marisabelle : C'est certain que des problèmes telle que l'incontinence urinaire peut avoir de gros impacts psychologiques. Par exemple, pour certaines femmes, ça signifie s'abstenir de courir de longues distances ou encore de s'entraîner avec des amis par peur de mouiller ses vêtements. </p>



<p>Les personnes qui viennent consulter sont souvent soulagées de savoir qu'elles ne sont pas seules dans cette situation et que leurs problèmes sont loin d'être tabous dans nos locaux. </p>



<p>On réfère également régulièrement à des psychologues ou sexologues si on ressent que la personne pourrait bénéficier de ce type de consultations.</p>



<h2>Daniel : Comment peut-on te rejoindre?</h2>



<p>Simplement via notre <a href="https://www.cliniquefemina.com" title="https://www.cliniquefemina.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site web</a>. La clinique est également très active sur les médias sociaux avec une foule d'informations pertinentes.</p>



<p>Pour ceux et celles qui aimeraient consulter, le tout est possible en présentielle dans nos bureaux ou encore en télé-consultation.</p>]]></content:encoded>
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Marisabelle Plante, physiothérapeute en rééducation périnéale à la&nbsp;Clinique Femina, nous éclaircit donc sur le sujet et nous explique l'importance d'avoir une bonne santé périnéale pour apprécier l'activité physique!





Daniel : En tant que fondatrice de la Clinique Femina, peux-tu nous expliquer ce qui se fait à votre clinique? 



Marisabelle : Femina est un centre d'expertise en santé périnéale et pelvienne qui a été fondé pour répondre aux besoins de la femme, c'est-à-dire sa santé en lien avec son plancher pelvien. 



Il faut savoir que tout le monde possède un plancher pelvien puisqu'on vient au monde avec cette région musculaire. Bien que nos consultations soient majoritement avec des femmes, il n'est pas rare de voir des hommes et des enfants à notre clinique pour des consultations en lien avec l'incontinence, la douleurs, etc. Tout le monde est bienvenu.



Daniel : Qu'est-ce que le plancher pelvien?



Marisabelle : Le plancher pelvien, c'est la base musculaire du bassin. Plus précisément, on parle de 3 couches musculaires constituées de plusieurs petits muscles qui vont permettre l'attachement du pubis au coccyx afin d'attacher le bassin. 



Le plancher pelvien a plusieurs rôles comme éviter l'incontinence, supporter les organes situés au-dessus du plancher pelvien, fonction sexuelle, etc.



C'est en effet une zone peu connue, mais qu'on utilise constamment, dans toutes nos activités quotidiennes.



Daniel : Comment savoir si on est au prise avec une dysfonction périnéale?



Marisabelle : Les problèmes reliés à une dysfonction du plancher pelvien sont très vastes et ils peuvent être reliés à une faiblesse ou encore à une surutilisation. 



Les symptômes peuvent donc être l'incontinence urinaire, de selles ou de gaz par exemple. 



Il peut également y avoir des douleurs dans la région. Comme le plancher pelvien a un rôle de stabilisateur dans notre corps, un mauvaise fonctionnement de celui-ci peut avoir un impact sur d'autres régions du corps.



Chez la femme, outre l'incontinence, il peut y avoir une descente d'organe (vessie, utérus, rectum) ou encore des douleurs lors de relations sexuelles. 



Il faut savoir que ce sont des problèmes extrêmement fréquents, surtout chez la femme. En effet, on parle de 1 femme sur 2 qui serait au prise avec des problèmes d'incontinence urinaire, 1 femme sur 3 qui aurait des descentes d'organes et près de 2 femmes sur 3 qui ressentiraient des douleurs lors de relations sexuelles au courant de leur vie. 



Daniel : Ça ne doit pas être  aisée de traiter ce genre de région musculaire puisqu'elle est difficilement visible à l'œil nu et qu'elle comprends une tonne de muscles de petite taille? 



Marisabelle : En effet, mais c'est ce qui rends notre métier merveilleux! 



Il faut par contre savoir que nous avons tous reçu une formation nous permettant d'exécuter des examens gynécologiques. Ainsi, on est en mesure de sentir et de voir la musculature de l'intérieur. C'est donc semblable à une autre région du corps et nous sommes très outillées pour l'évaluer. 



Ceci étant dit, nos consultations et nos traitements ne ressemblent en aucun cas à un examen pour une douleur au dos par exemple. 



Daniel : Comment la grossesse a un impact sur le plancher pelvien?



Marisabelle : La grossesse est un élément majeur dans la vie d'une femme, autant physiquement qu'émotionnellement. L'impact d'une grossesse est énorme sur la musculature périnéale causé par les changements morphologiques en préparation à l'accouchement.



Il est important de mentionner que l'impact se fait pendant la grossesse et non pendant l'accouchement. En effet, la césarienne n'évite pas les dommages du plancher pelvien. 



Règle générale, si je vois une femme au jour 1 puis ensuite au jour 200 de s]]></itunes:summary>
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	<title>S2E10 : Comment s&#8217;entraînent les athlètes pendant la COVID?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e10-comment-sentrainent-les-athletes-pendant-la-covid/</link>
	<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 17:46:11 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
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	<description><![CDATA[<p><strong>Depuis l'été dernier, les athlètes des sports professionnels ont repris l'entraînement et la compétition, mais qu'en est-il des sports amateurs, comme le ski de fond, pour lesquels les Jeux Olympiques approchent à grands pas? </strong></p>



<p><strong>C'est de ce sujet, et bien d'autres, que nous avons abordé avec François Pépin, un entraîneur de ski de fond chevronné et qui a aussi coordonné différentes structures d'entraînement pendant la COVID.</strong></p>





<h2>Daniel : Comment fonctionne l'entraînement d'un athlète de haut niveau en temps de COVID?</h2>



<p>François : Il faut savoir que les groupes d'entraînement que je coordonnais, soit le Centre National d'entraînement Pierre Harvey et le programme de l'Équipe du Québec, ont été relativement chanceux, si on se compare avec d'autres groupes ou encore sports.</p>



<p>Nos athlètes de haut niveau, soit ceux identifiés "Excellence" par Sports Québec, ont bénéficié de diverses exemptions puisqu'ils représentaient un potentiel de Coupes du monde et même de participation aux Jeux Olympiques de Bejing 2022. </p>



<p>Ensuite, le fait que le ski de fond soit un sport extérieur nous a beaucoup aidé. On est conscients que les sports intérieurs l'ont eu plus difficile que nous et on se considère chanceux à ce niveau. </p>



<p>Il faut finalement mentionner que l'attrait du ski de fond dans la dernière année a vraiment aidé à assouplir le tout. Je dirais donc que, somme toute, l'entraînement pour les membres de l'Équipe Nationale fut possible mais différent de l'habitude.</p>



<h2>Daniel : Qu'en est-il des athlètes qui sont un niveau en-dessous?</h2>



<p>François : Les athlètes du niveau en-dessous sont ceux identifiés "Élite" et "Relève". Ils se sont retrouvés dans l'entre deux si je peux me permettre. </p>



<p>Les athlètes du programme Sport-études, soit au niveau secondaire, ont pu s'entraîner en groupes bulles mais les athlètes un peu plus vieux, au Cégep par exemple, ont dû s'entraîner seuls.</p>



<p>On a été contraint de s'adapter pour ces athlètes, c'est-à-dire beaucoup de <em>one on one</em>, tout en respectant la distanciation de 2 mètres.</p>



<p>On s'est ensuite demandé, au mois de novembre 2020, si on allait avoir une saison de compétitions tout court. On a donc demandé aux divers clubs de ski de fond de prendre le relais en organisant des circuits régionaux afin de garder les athlètes motivés. Les athlètes allaient donc se chronométrer de façon individuelle dans un parcours et une journée préétablis afin de comparer leur chrono avec les autres athlètes. Ce fut une superbe alternative qui a très bien fonctionnée!</p>



<p>Malgré tout, les athlètes se sont entraînés majoritairement seuls dans les groupes "Élite" et "Relève" et ça va faire mal dans le futur. On espère avoir une bonne rétention malgré la pandémie.</p>



<h2>Daniel : Si je mets mes souliers de kinésiologue, je me questionne de l'impact sur le développement athlétique que provoque la pandémie par l'arrêt des cours d'éducation physique ou de sports par exemple. Penses-tu que ces années seront perdues à tout jamais?</h2>



<p>François : L'âge critique, si on se fie à ce que mentionne le "nouveau " programme de Sports Canada et Sports Québec, serait autour de 12 ans. Ce qui signifie que tu apprendrais mieux et plus rapidement avant cet âge. </p>



<p>Pour notre part, on en a profité pour travailler sur des points que l'on délaissent un peu par manque de temps. Il faut savoir qu'une saison de compétitions est très chargée et demandante donc on doit prioriser nos efforts. </p>



<p>Avec la saison de compétitions 2020-2021 à l'eau pour certains, ça nous a permis de travailler plus profondément des points comme la technique de ski de fond, la nutrition, la prévention de blessures, etc. Les athlètes en ont également profité pour faire divers tests d'équipement, de nutrition et autres. Ça leur servira plus tard, c'est certain!</p>



<h2>Daniel : Comment se portent vos athlètes psychologiquement face à la situation? </h2>



<p>François : Ils sont clairement tannés de l'entraînement à distance et la situation ne doit pas perdurer trop longtemps si on veut garder nos athlètes. La motivation n'est pas vraiment au rendez-vous, soyons franc.</p>



<p>On va avoir une meilleure idée du taux de rétention des athlètes vers la fin de l'été, si on peut tenir des camps d'entraînements en groupe, puisque c'est la présence dans les camps d'été qui valide la continuité des athlètes en temps normal.</p>



<p>D'un autre côté, beaucoup ont aimé la latitude de faire l'entraînement au moment qui les plaisait. Ça leur a facilité la gestion de leur quotidien surtout avec l'école. </p>



<h2>Daniel : Crois-tu que la pandémie et l'engouement pour le ski de fond vous aidera sur le long terme?</h2>



<p>François : Le niveau récréatif a clairement augmenté, mais reste à voir si l'aspect compétitif suivra car le ski de fond n'est pas un sport super attirant pour les enfants. </p>



<p>On espère tout de même conserver les skieurs récréatifs, car ça représente une hausse des revenus pour le ski de fond donc une hausse des infrastructures, une hausse de la qualité des pistes, etc. </p>



<p>Il y a du travail à faire par contre ; il faut savoir que le mentalité des adeptes de ski de fond est différente de ceux du ski alpin par exemple. En effet, les premiers ne veulent pas trop investir et aimeraient que la pratique du ski de fond soit gratuite.</p>



<p>Une autre chose qui serait bénéfique serait que les clubs offrent des cours d'apprentissage et non seulement des cours ayant comme unique finalité la compétition. La fusion des deux serait vraiment bénéfique pour le sport, mais on se bat actuellement contre la mentalité que tu dois porter un habit de compétition pour faire du ski de fond.</p>



<p>On aimerait donc voir de plus en plus d'adeptes du ski de fond et ce, peu importe leur tenue vestimentaire. </p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Depuis lété dernier, les athlètes des sports professionnels ont repris lentraînement et la compétition, mais quen est-il des sports amateurs, comme le ski de fond, pour lesquels les Jeux Olympiques approchent à grands pas? 



Cest de ce sujet, et bien d]]></itunes:subtitle>
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<p><strong>C'est de ce sujet, et bien d'autres, que nous avons abordé avec François Pépin, un entraîneur de ski de fond chevronné et qui a aussi coordonné différentes structures d'entraînement pendant la COVID.</strong></p>





<h2>Daniel : Comment fonctionne l'entraînement d'un athlète de haut niveau en temps de COVID?</h2>



<p>François : Il faut savoir que les groupes d'entraînement que je coordonnais, soit le Centre National d'entraînement Pierre Harvey et le programme de l'Équipe du Québec, ont été relativement chanceux, si on se compare avec d'autres groupes ou encore sports.</p>



<p>Nos athlètes de haut niveau, soit ceux identifiés "Excellence" par Sports Québec, ont bénéficié de diverses exemptions puisqu'ils représentaient un potentiel de Coupes du monde et même de participation aux Jeux Olympiques de Bejing 2022. </p>



<p>Ensuite, le fait que le ski de fond soit un sport extérieur nous a beaucoup aidé. On est conscients que les sports intérieurs l'ont eu plus difficile que nous et on se considère chanceux à ce niveau. </p>



<p>Il faut finalement mentionner que l'attrait du ski de fond dans la dernière année a vraiment aidé à assouplir le tout. Je dirais donc que, somme toute, l'entraînement pour les membres de l'Équipe Nationale fut possible mais différent de l'habitude.</p>



<h2>Daniel : Qu'en est-il des athlètes qui sont un niveau en-dessous?</h2>



<p>François : Les athlètes du niveau en-dessous sont ceux identifiés "Élite" et "Relève". Ils se sont retrouvés dans l'entre deux si je peux me permettre. </p>



<p>Les athlètes du programme Sport-études, soit au niveau secondaire, ont pu s'entraîner en groupes bulles mais les athlètes un peu plus vieux, au Cégep par exemple, ont dû s'entraîner seuls.</p>



<p>On a été contraint de s'adapter pour ces athlètes, c'est-à-dire beaucoup de <em>one on one</em>, tout en respectant la distanciation de 2 mètres.</p>



<p>On s'est ensuite demandé, au mois de novembre 2020, si on allait avoir une saison de compétitions tout court. On a donc demandé aux divers clubs de ski de fond de prendre le relais en organisant des circuits régionaux afin de garder les athlètes motivés. Les athlètes allaient donc se chronométrer de façon individuelle dans un parcours et une journée préétablis afin de comparer leur chrono avec les autres athlètes. Ce fut une superbe alternative qui a très bien fonctionnée!</p>



<p>Malgré tout, les athlètes se sont entraînés majoritairement seuls dans les groupes "Élite" et "Relève" et ça va faire mal dans le futur. On espère avoir une bonne rétention malgré la pandémie.</p>



<h2>Daniel : Si je mets mes souliers de kinésiologue, je me questionne de l'impact sur le développement athlétique que provoque la pandémie par l'arrêt des cours d'éducation physique ou de sports par exemple. Penses-tu que ces années seront perdues à tout jamais?</h2>



<p>François : L'âge critique, si on se fie à ce que mentionne le "nouveau " programme de Sports Canada et Sports Québec, serait autour de 12 ans. Ce qui signifie que tu apprendrais mieux et plus rapidement avant cet âge. </p>



<p>Pour notre part, on en a profité pour travailler sur des points que l'on délaissent un peu par manque de temps. Il faut savoir qu'une saison de compétitions est très chargée et demandante donc on doit prioriser nos efforts. </p>



<p>Avec la saison de compétitions 2020-2021 à l'eau pour certains, ça nous a permis de travailler plus profondément des points comme la technique de ski de fond, la nutrition, la prévention de blessures, etc. Les athlètes en ont également profité pour faire divers tests d'équipement, de nutrition et autres. Ça leur servira plus tard, c'est certain!</p>



<h2>Daniel : Comment se portent vos athlètes psychologiquement face à la situation? </h2>



<p>François : Ils sont clairement tannés de l'entraînement à distance et la situation ne doit pas perdurer trop longtemps si on veut garder nos athlètes. La motivation n'est pas vraiment au rendez-vous, soyons franc.</p>



<p>On va avoir une meilleure idée du taux de rétention des athlètes vers la fin de l'été, si on peut tenir des camps d'entraînements en groupe, puisque c'est la présence dans les camps d'été qui valide la continuité des athlètes en temps normal.</p>



<p>D'un autre côté, beaucoup ont aimé la latitude de faire l'entraînement au moment qui les plaisait. Ça leur a facilité la gestion de leur quotidien surtout avec l'école. </p>



<h2>Daniel : Crois-tu que la pandémie et l'engouement pour le ski de fond vous aidera sur le long terme?</h2>



<p>François : Le niveau récréatif a clairement augmenté, mais reste à voir si l'aspect compétitif suivra car le ski de fond n'est pas un sport super attirant pour les enfants. </p>



<p>On espère tout de même conserver les skieurs récréatifs, car ça représente une hausse des revenus pour le ski de fond donc une hausse des infrastructures, une hausse de la qualité des pistes, etc. </p>



<p>Il y a du travail à faire par contre ; il faut savoir que le mentalité des adeptes de ski de fond est différente de ceux du ski alpin par exemple. En effet, les premiers ne veulent pas trop investir et aimeraient que la pratique du ski de fond soit gratuite.</p>



<p>Une autre chose qui serait bénéfique serait que les clubs offrent des cours d'apprentissage et non seulement des cours ayant comme unique finalité la compétition. La fusion des deux serait vraiment bénéfique pour le sport, mais on se bat actuellement contre la mentalité que tu dois porter un habit de compétition pour faire du ski de fond.</p>



<p>On aimerait donc voir de plus en plus d'adeptes du ski de fond et ce, peu importe leur tenue vestimentaire. </p>]]></content:encoded>
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	<itunes:summary><![CDATA[Depuis l'été dernier, les athlètes des sports professionnels ont repris l'entraînement et la compétition, mais qu'en est-il des sports amateurs, comme le ski de fond, pour lesquels les Jeux Olympiques approchent à grands pas? 



C'est de ce sujet, et bien d'autres, que nous avons abordé avec François Pépin, un entraîneur de ski de fond chevronné et qui a aussi coordonné différentes structures d'entraînement pendant la COVID.





Daniel : Comment fonctionne l'entraînement d'un athlète de haut niveau en temps de COVID?



François : Il faut savoir que les groupes d'entraînement que je coordonnais, soit le Centre National d'entraînement Pierre Harvey et le programme de l'Équipe du Québec, ont été relativement chanceux, si on se compare avec d'autres groupes ou encore sports.



Nos athlètes de haut niveau, soit ceux identifiés "Excellence" par Sports Québec, ont bénéficié de diverses exemptions puisqu'ils représentaient un potentiel de Coupes du monde et même de participation aux Jeux Olympiques de Bejing 2022. 



Ensuite, le fait que le ski de fond soit un sport extérieur nous a beaucoup aidé. On est conscients que les sports intérieurs l'ont eu plus difficile que nous et on se considère chanceux à ce niveau. 



Il faut finalement mentionner que l'attrait du ski de fond dans la dernière année a vraiment aidé à assouplir le tout. Je dirais donc que, somme toute, l'entraînement pour les membres de l'Équipe Nationale fut possible mais différent de l'habitude.



Daniel : Qu'en est-il des athlètes qui sont un niveau en-dessous?



François : Les athlètes du niveau en-dessous sont ceux identifiés "Élite" et "Relève". Ils se sont retrouvés dans l'entre deux si je peux me permettre. 



Les athlètes du programme Sport-études, soit au niveau secondaire, ont pu s'entraîner en groupes bulles mais les athlètes un peu plus vieux, au Cégep par exemple, ont dû s'entraîner seuls.



On a été contraint de s'adapter pour ces athlètes, c'est-à-dire beaucoup de one on one, tout en respectant la distanciation de 2 mètres.



On s'est ensuite demandé, au mois de novembre 2020, si on allait avoir une saison de compétitions tout court. On a donc demandé aux divers clubs de ski de fond de prendre le relais en organisant des circuits régionaux afin de garder les athlètes motivés. Les athlètes allaient donc se chronométrer de façon individuelle dans un parcours et une journée préétablis afin de comparer leur chrono avec les autres athlètes. Ce fut une superbe alternative qui a très bien fonctionnée!



Malgré tout, les athlètes se sont entraînés majoritairement seuls dans les groupes "Élite" et "Relève" et ça va faire mal dans le futur. On espère avoir une bonne rétention malgré la pandémie.



Daniel : Si je mets mes souliers de kinésiologue, je me questionne de l'impact sur le développement athlétique que provoque la pandémie par l'arrêt des cours d'éducation physique ou de sports par exemple. Penses-tu que ces années seront perdues à tout jamais?



François : L'âge critique, si on se fie à ce que mentionne le "nouveau " programme de Sports Canada et Sports Québec, serait autour de 12 ans. Ce qui signifie que tu apprendrais mieux et plus rapidement avant cet âge. 



Pour notre part, on en a profité pour travailler sur des points que l'on délaissent un peu par manque de temps. Il faut savoir qu'une saison de compétitions est très chargée et demandante donc on doit prioriser nos efforts. 



Avec la saison de compétitions 2020-2021 à l'eau pour certains, ça nous a permis de travailler plus profondément des points comme la technique de ski de fond, la nutrition, la prévention de blessures, etc. Les athlètes en ont également profité pour faire divers tests d'équipement, de nutrition et autres. Ça leur servira plus tard, c'est certain!



Daniel : Comment se portent vos athlètes psychologiquement face à la situation? 



François : Ils sont clairement tannés de l'entraînement à distance et la situation ne doit pas perdurer trop longtemps si on veut g]]></itunes:summary>
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		<title>S2E10 : Comment s&#8217;entraînent les athlètes pendant la COVID?</title>
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<item>
	<title>S2E9 : Comment Joan Roch, ultra-marathonien, a repris goût à la course à pied?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e9-comment-joan-roch-ultra-marathonien-a-repris-gout-a-la-course-a-pied/</link>
	<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 20:29:13 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
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	<description><![CDATA[<p><strong><a href="https://www.facebook.com/j0anr0ch" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://www.facebook.com/j0anr0ch">Joan Roch</a> est un auteur, photographe, journaliste, conférencier et ultra-marathonien. Il s'est mis à la course il y a quelques années, s'est investi dans cette communauté de façon importante, puis a pris une pause.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>L'an dernier, notamment par son défi Percé-Montréal et la publication de son livre, il a démontré qu'il était revenu en force dans le domaine de la course à pied.</strong></p>



<p><strong>Qu'est-ce qui l'a poussé à prendre une pause mais surtout, comment a-t-il repris goût à la course? C'est sur ces questions que nous sommes sommes penchées avec l'athlète de Longueuil. </strong></p>





<h2>Daniel : Tout d'abord, qu'est-ce qui t'a poussé à abandonner la course, domaine où tu étais très impliqué?</h2>



<p>Joan : J'ai pris une pause au début de l'année 2016, soit au moment où je publiais mon livre. Je sortais d'une année 2015 super chargée : 6 ultra-marathons en 5 mois, l'écriture d'un livre et la promotion de celui-ci. Ce fut très épuisant physiquement, mais surtout psychologiquement. </p>



<p>La fatigue mentale s'est donc installée, ce qui a eu des répercussions sur ma vie familiale, professionnelle et personnelle. Je savais donc que je devais changer quelque chose mais je ne savais pas trop quoi. Après environ 6 mois de questionnements, j'ai décidé qu'une pause de course serait peut-être la solution. C'est donc un matin de mai, du jour au lendemain, que j'ai arrêté de courir sans trop savoir combien de temps. </p>



<p>J'ai également pris une pause des réseaux sociaux, car je ne savais pas trop quoi dire aux gens qui me suivaient. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait donc c'était très difficile pour moi d'en faire part ouvertement. J'ai opté pour un silence-radio le temps de comprendre ce qui m'arrivait. </p>



<h2>Daniel : Crois-tu que la surcharge d'entraînement et de compétitions ont conduites à ta pause, comme un genre d'<em>overdose</em>?</h2>



<p>Joan : Non, c'était vraiment différent en fait. Je fais des ultras non pas pour performer mais bien pour apprendre à me connaître. Quand tu cours seul pendant des heures, tu es confronté à une foule de situations et tes réactions face à celles-ci te permettent d'évoluer en tant que personne.  </p>



<p>Quand j'ai enchaîné 6 ultras en 5 mois, j'avais l'impression de ne plus rien apprendre à la fin. J'ai trouvé ça tellement dommage de m'impliquer autant personnellement et financièrement pour au final, ne rien apprendre du tout. Je me suis donc rendu à l'évidence : j'avais découvert ce que j'avais à découvrir. On pourrait donc dire que j'ai arrêté plutôt par peur de faire une surdose, justement. </p>



<h2>Daniel : As-tu ressenti un certain malaise face à ton absence sur les réseaux sociaux lors de ta pause de course à pied? </h2>



<p>Joan : Absolument! J'aurais aimé expliquer aux gens ce qui m'arrivait, mais en même temps, c'est difficile quand tu ne trouves pas les mots et que tu ne comprends pas toi-même ce qui t'arrive. </p>



<p>D'un autre côté, je ne vivais pas un drame non plus : on parle simplement de course à pied après tout!</p>



<p>C'est après 6 mois que j'ai commencé tranquillement à trouver les mots, mais il me manquait encore des pièces du casse-tête.</p>



<p>J'ai finalement écrit un texte sur mon expérience et la réaction des gens m'a fait beaucoup de bien. En effet, il semblerait que ce que je vivais était assez commun et ça m'a rassuré de savoir que je n'étais pas seul. C'est à ce moment que l'idée d'écrire un deuxième livre a fait son chemin à partir de cette expérience.</p>



<h2>Daniel : Est-ce que ton implication sur les réseaux sociaux a provoqué une certaine pression à courir et à performer qui aurait, au final, contribué à ton arrêt?</h2>



<p>Joan : Oui, surtout dans les premiers mois. Je pourrais même mentionner que mon arrêt soudain a été causé par la pression justement. </p>



<p>J'ai vraiment voulu décrocher au point où, quand j'ai recommencé, je n'ai pas utilisé de montre pour ne pas me mettre de pression et pour ne pas donner de fausses idées aux gens qui me suivaient sur Strava.  </p>



<h2>Daniel : Qu'est-ce-qui t'a motivé à recommencer la course à pied?</h2>



<p>Joan : Il faut savoir, d'abord et avant tout, que je suis majoritairement un coureur utilitaire puisque la course à pied est mon moyen de transport pour me rendre au travail.</p>



<p>Je me suis donc remis à courir après 10 mois d'arrêt, principalement pour des motifs utilitaires. J'étais tanné du vélo et encore plus du métro. Enfiler mes chaussures de course à nouveau semblait être la seule option appropriée dans mon cas et je savais comment ça marchait. </p>



<p>Une fois l'étape des courbatures derrière moi, la forme est revenue, mais après environ 6 mois. La remontée a été lente et pas nécessairement plaisante mais je préférais de loin cette situation que de remettre les pieds dans un métro.</p>



<h2>Daniel : As-tu recommencé à courir avec une montre?</h2>



<p>Joan : Oui, le 1er avril 2019, pour être précis! Mais j'ai couru pendant plus de deux ans sans montre! Comme je faisais de la course utilitaire et que je connaissais mon parcours par coeur, je ne voyais tout simplement pas l'utilité de l'avoir avec moi.</p>



<p>La forme est tranquillement revenue et j'ai recommencé à avoir le goût d'avoir des indications de celle-ci. C'est donc ce qui m'a motivé à la porter de nouveau. </p>



<h2>Daniel : Est-ce que la fixation de l'objectif Percé-Montréal t'a aidé à reprendre goût à la course?</h2>



<p>Joan : Absolument! J'avais beau chercher, je ne trouvais aucun objectif ou événement qui me donnait envie de me pousser davantage. </p>



<p>C'est après avoir entendu parler du Triple Crown, soit le cumulatif de trois ultra-marathons aux États-Unis que tu dois compléter en 2 mois, que le déclic s'est fait. À l'époque, j'étais persuadé que j'allais apprendre quelque chose de nouveau sur moi suite à ces événement. C'est ce qui a ravivé ma motivation.</p>



<p>Mais la pandémie en a décidé autant : le Triple Crown fut donc contraint d'annuler ses événements. Inutile de mentionner que j'étais déçu : j'étais en superbe forme et je trouvais que c'était un gâchis de ne pas en profiter après avoir travaillé autant. </p>



<p>Je me suis donc rabattu, comme tout le monde, sur le Québec. J'étais curieux de connaître la distance entre Percé et Longueuil : 1080 km! Ça me convenait! J'ai donc décidé de me lancer dans l'aventure ... à 2 semaines d'avis! </p>



<h2>Daniel : Est-ce que Percé-Montréal t'a permis de  redécouvrir quelque chose que tu ne trouvais plus dans les 100 miles?</h2>



<p>Joan : Tout à fait! Je crois également que le Triple Crown aurait été une erreur, car au final, j'aurais simplement répété ce que je faisais déjà. </p>



<p>Percé-Montréal m'a permis de me créer mon propre événement et d'être maître de tout. J'ai réalisé beaucoup de chose et je crois que ce soit la meilleure chose qui me soit arrivée.</p>



<h2>Daniel : As-tu des conseils pour quelqu'un qui a perdu le goût de courir mais aimerait recommencer?</h2>



<p>Joan : Ce n'est pas simple. On croit souvent que le simple fait de s'inscrire à un événement est la seule solution, mais non. Je vous suggère de laisser votre montre derrière et de vous trouver un parcours ou un défi quelconque qui vous motive. </p>



<h2>Daniel : Quels sont tes prochains projets?</h2>



<p>Joan : J'aimerais bien courir une très longue distance sur plusieurs mois, du genre traverser un continent. </p>



<p>Sinon,  je lancerai dans l'écriture d'un nouveau livre prochainement et ça m'occupera beaucoup! </p>



<p>D'ailleurs, vous pouvez vous procurer mes 2 premiers livres U<em>ltra-ordinaire</em> dans toutes les librairies ou encore sur <a href="https://joanroch.com/livres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon site web</a>. </p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Joan Roch est un auteur, photographe, journaliste, conférencier et ultra-marathonien. Il sest mis à la course il y a quelques années, sest investi dans cette communauté de façon importante, puis a pris une pause.&nbsp;



Lan dernier, notamment par son d]]></itunes:subtitle>
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	<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="https://www.facebook.com/j0anr0ch" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://www.facebook.com/j0anr0ch">Joan Roch</a> est un auteur, photographe, journaliste, conférencier et ultra-marathonien. Il s'est mis à la course il y a quelques années, s'est investi dans cette communauté de façon importante, puis a pris une pause.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>L'an dernier, notamment par son défi Percé-Montréal et la publication de son livre, il a démontré qu'il était revenu en force dans le domaine de la course à pied.</strong></p>



<p><strong>Qu'est-ce qui l'a poussé à prendre une pause mais surtout, comment a-t-il repris goût à la course? C'est sur ces questions que nous sommes sommes penchées avec l'athlète de Longueuil. </strong></p>





<h2>Daniel : Tout d'abord, qu'est-ce qui t'a poussé à abandonner la course, domaine où tu étais très impliqué?</h2>



<p>Joan : J'ai pris une pause au début de l'année 2016, soit au moment où je publiais mon livre. Je sortais d'une année 2015 super chargée : 6 ultra-marathons en 5 mois, l'écriture d'un livre et la promotion de celui-ci. Ce fut très épuisant physiquement, mais surtout psychologiquement. </p>



<p>La fatigue mentale s'est donc installée, ce qui a eu des répercussions sur ma vie familiale, professionnelle et personnelle. Je savais donc que je devais changer quelque chose mais je ne savais pas trop quoi. Après environ 6 mois de questionnements, j'ai décidé qu'une pause de course serait peut-être la solution. C'est donc un matin de mai, du jour au lendemain, que j'ai arrêté de courir sans trop savoir combien de temps. </p>



<p>J'ai également pris une pause des réseaux sociaux, car je ne savais pas trop quoi dire aux gens qui me suivaient. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait donc c'était très difficile pour moi d'en faire part ouvertement. J'ai opté pour un silence-radio le temps de comprendre ce qui m'arrivait. </p>



<h2>Daniel : Crois-tu que la surcharge d'entraînement et de compétitions ont conduites à ta pause, comme un genre d'<em>overdose</em>?</h2>



<p>Joan : Non, c'était vraiment différent en fait. Je fais des ultras non pas pour performer mais bien pour apprendre à me connaître. Quand tu cours seul pendant des heures, tu es confronté à une foule de situations et tes réactions face à celles-ci te permettent d'évoluer en tant que personne.  </p>



<p>Quand j'ai enchaîné 6 ultras en 5 mois, j'avais l'impression de ne plus rien apprendre à la fin. J'ai trouvé ça tellement dommage de m'impliquer autant personnellement et financièrement pour au final, ne rien apprendre du tout. Je me suis donc rendu à l'évidence : j'avais découvert ce que j'avais à découvrir. On pourrait donc dire que j'ai arrêté plutôt par peur de faire une surdose, justement. </p>



<h2>Daniel : As-tu ressenti un certain malaise face à ton absence sur les réseaux sociaux lors de ta pause de course à pied? </h2>



<p>Joan : Absolument! J'aurais aimé expliquer aux gens ce qui m'arrivait, mais en même temps, c'est difficile quand tu ne trouves pas les mots et que tu ne comprends pas toi-même ce qui t'arrive. </p>



<p>D'un autre côté, je ne vivais pas un drame non plus : on parle simplement de course à pied après tout!</p>



<p>C'est après 6 mois que j'ai commencé tranquillement à trouver les mots, mais il me manquait encore des pièces du casse-tête.</p>



<p>J'ai finalement écrit un texte sur mon expérience et la réaction des gens m'a fait beaucoup de bien. En effet, il semblerait que ce que je vivais était assez commun et ça m'a rassuré de savoir que je n'étais pas seul. C'est à ce moment que l'idée d'écrire un deuxième livre a fait son chemin à partir de cette expérience.</p>



<h2>Daniel : Est-ce que ton implication sur les réseaux sociaux a provoqué une certaine pression à courir et à performer qui aurait, au final, contribué à ton arrêt?</h2>



<p>Joan : Oui, surtout dans les premiers mois. Je pourrais même mentionner que mon arrêt soudain a été causé par la pression justement. </p>



<p>J'ai vraiment voulu décrocher au point où, quand j'ai recommencé, je n'ai pas utilisé de montre pour ne pas me mettre de pression et pour ne pas donner de fausses idées aux gens qui me suivaient sur Strava.  </p>



<h2>Daniel : Qu'est-ce-qui t'a motivé à recommencer la course à pied?</h2>



<p>Joan : Il faut savoir, d'abord et avant tout, que je suis majoritairement un coureur utilitaire puisque la course à pied est mon moyen de transport pour me rendre au travail.</p>



<p>Je me suis donc remis à courir après 10 mois d'arrêt, principalement pour des motifs utilitaires. J'étais tanné du vélo et encore plus du métro. Enfiler mes chaussures de course à nouveau semblait être la seule option appropriée dans mon cas et je savais comment ça marchait. </p>



<p>Une fois l'étape des courbatures derrière moi, la forme est revenue, mais après environ 6 mois. La remontée a été lente et pas nécessairement plaisante mais je préférais de loin cette situation que de remettre les pieds dans un métro.</p>



<h2>Daniel : As-tu recommencé à courir avec une montre?</h2>



<p>Joan : Oui, le 1er avril 2019, pour être précis! Mais j'ai couru pendant plus de deux ans sans montre! Comme je faisais de la course utilitaire et que je connaissais mon parcours par coeur, je ne voyais tout simplement pas l'utilité de l'avoir avec moi.</p>



<p>La forme est tranquillement revenue et j'ai recommencé à avoir le goût d'avoir des indications de celle-ci. C'est donc ce qui m'a motivé à la porter de nouveau. </p>



<h2>Daniel : Est-ce que la fixation de l'objectif Percé-Montréal t'a aidé à reprendre goût à la course?</h2>



<p>Joan : Absolument! J'avais beau chercher, je ne trouvais aucun objectif ou événement qui me donnait envie de me pousser davantage. </p>



<p>C'est après avoir entendu parler du Triple Crown, soit le cumulatif de trois ultra-marathons aux États-Unis que tu dois compléter en 2 mois, que le déclic s'est fait. À l'époque, j'étais persuadé que j'allais apprendre quelque chose de nouveau sur moi suite à ces événement. C'est ce qui a ravivé ma motivation.</p>



<p>Mais la pandémie en a décidé autant : le Triple Crown fut donc contraint d'annuler ses événements. Inutile de mentionner que j'étais déçu : j'étais en superbe forme et je trouvais que c'était un gâchis de ne pas en profiter après avoir travaillé autant. </p>



<p>Je me suis donc rabattu, comme tout le monde, sur le Québec. J'étais curieux de connaître la distance entre Percé et Longueuil : 1080 km! Ça me convenait! J'ai donc décidé de me lancer dans l'aventure ... à 2 semaines d'avis! </p>



<h2>Daniel : Est-ce que Percé-Montréal t'a permis de  redécouvrir quelque chose que tu ne trouvais plus dans les 100 miles?</h2>



<p>Joan : Tout à fait! Je crois également que le Triple Crown aurait été une erreur, car au final, j'aurais simplement répété ce que je faisais déjà. </p>



<p>Percé-Montréal m'a permis de me créer mon propre événement et d'être maître de tout. J'ai réalisé beaucoup de chose et je crois que ce soit la meilleure chose qui me soit arrivée.</p>



<h2>Daniel : As-tu des conseils pour quelqu'un qui a perdu le goût de courir mais aimerait recommencer?</h2>



<p>Joan : Ce n'est pas simple. On croit souvent que le simple fait de s'inscrire à un événement est la seule solution, mais non. Je vous suggère de laisser votre montre derrière et de vous trouver un parcours ou un défi quelconque qui vous motive. </p>



<h2>Daniel : Quels sont tes prochains projets?</h2>



<p>Joan : J'aimerais bien courir une très longue distance sur plusieurs mois, du genre traverser un continent. </p>



<p>Sinon,  je lancerai dans l'écriture d'un nouveau livre prochainement et ça m'occupera beaucoup! </p>



<p>D'ailleurs, vous pouvez vous procurer mes 2 premiers livres U<em>ltra-ordinaire</em> dans toutes les librairies ou encore sur <a href="https://joanroch.com/livres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon site web</a>. </p>]]></content:encoded>
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L'an dernier, notamment par son défi Percé-Montréal et la publication de son livre, il a démontré qu'il était revenu en force dans le domaine de la course à pied.



Qu'est-ce qui l'a poussé à prendre une pause mais surtout, comment a-t-il repris goût à la course? C'est sur ces questions que nous sommes sommes penchées avec l'athlète de Longueuil. 





Daniel : Tout d'abord, qu'est-ce qui t'a poussé à abandonner la course, domaine où tu étais très impliqué?



Joan : J'ai pris une pause au début de l'année 2016, soit au moment où je publiais mon livre. Je sortais d'une année 2015 super chargée : 6 ultra-marathons en 5 mois, l'écriture d'un livre et la promotion de celui-ci. Ce fut très épuisant physiquement, mais surtout psychologiquement. 



La fatigue mentale s'est donc installée, ce qui a eu des répercussions sur ma vie familiale, professionnelle et personnelle. Je savais donc que je devais changer quelque chose mais je ne savais pas trop quoi. Après environ 6 mois de questionnements, j'ai décidé qu'une pause de course serait peut-être la solution. C'est donc un matin de mai, du jour au lendemain, que j'ai arrêté de courir sans trop savoir combien de temps. 



J'ai également pris une pause des réseaux sociaux, car je ne savais pas trop quoi dire aux gens qui me suivaient. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait donc c'était très difficile pour moi d'en faire part ouvertement. J'ai opté pour un silence-radio le temps de comprendre ce qui m'arrivait. 



Daniel : Crois-tu que la surcharge d'entraînement et de compétitions ont conduites à ta pause, comme un genre d'overdose?



Joan : Non, c'était vraiment différent en fait. Je fais des ultras non pas pour performer mais bien pour apprendre à me connaître. Quand tu cours seul pendant des heures, tu es confronté à une foule de situations et tes réactions face à celles-ci te permettent d'évoluer en tant que personne.  



Quand j'ai enchaîné 6 ultras en 5 mois, j'avais l'impression de ne plus rien apprendre à la fin. J'ai trouvé ça tellement dommage de m'impliquer autant personnellement et financièrement pour au final, ne rien apprendre du tout. Je me suis donc rendu à l'évidence : j'avais découvert ce que j'avais à découvrir. On pourrait donc dire que j'ai arrêté plutôt par peur de faire une surdose, justement. 



Daniel : As-tu ressenti un certain malaise face à ton absence sur les réseaux sociaux lors de ta pause de course à pied? 



Joan : Absolument! J'aurais aimé expliquer aux gens ce qui m'arrivait, mais en même temps, c'est difficile quand tu ne trouves pas les mots et que tu ne comprends pas toi-même ce qui t'arrive. 



D'un autre côté, je ne vivais pas un drame non plus : on parle simplement de course à pied après tout!



C'est après 6 mois que j'ai commencé tranquillement à trouver les mots, mais il me manquait encore des pièces du casse-tête.



J'ai finalement écrit un texte sur mon expérience et la réaction des gens m'a fait beaucoup de bien. En effet, il semblerait que ce que je vivais était assez commun et ça m'a rassuré de savoir que je n'étais pas seul. C'est à ce moment que l'idée d'écrire un deuxième livre a fait son chemin à partir de cette expérience.



Daniel : Est-ce que ton implication sur les réseaux sociaux a provoqué une certaine pression à courir et à performer qui aurait, au final, contribué à ton arrêt?



Joan : Oui, surtout dans les premiers mois. Je pourrais même mentionner que mon arrêt soudain a été causé par la pression justement. 



J'ai vraiment voulu décrocher au point où, quand j'ai recommencé, je n'ai pas utilisé de montre pour ne pas me mettre de pression et pour ne pas donner de fausses idées aux gens qui me suivaient sur Strava.  



Daniel : Qu'est-ce-qui t'a motivé à recommencer la course à pied?



Joa]]></itunes:summary>
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		<title>S2E9 : Comment Joan Roch, ultra-marathonien, a repris goût à la course à pied?</title>
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	<title>S2E8 : Quand peut-on réellement se remettre à son sport après un accouchement?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e8-quand-peut-on-reellement-se-remettre-a-son-sport-apres-un-accouchement/</link>
	<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 15:04:50 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
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	<description><![CDATA[<p><strong>Suite à un accouchement, à quel moment peut-on recommencer à courir? À marcher? À faire du vélo? Est-ce qu'il y a des activités à éviter ou au contraire, d'autres qu'il faut absolument inclure?</strong></p>



<p><strong>C'est à ces questions que Sarah Baribeau, kinésiologue, kinésithérapeute et fondatrice de <a href="https://www.bougeotteetplacotine.ca/?gclid=CjwKCAjw6fCCBhBNEiwAem5SO778H8Infrweb9Wn-haDzgOmzn-lVXPlkkwFv03UA4ry5bkRMhJa4hoCgEkQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://www.bougeotteetplacotine.ca/?gclid=CjwKCAjw6fCCBhBNEiwAem5SO778H8Infrweb9Wn-haDzgOmzn-lVXPlkkwFv03UA4ry5bkRMhJa4hoCgEkQAvD_BwE">Bougeotte et Placotine</a>, répondra dans ce podcast.</strong></p>





<h2>Daniel : Parle nous de Bougeotte et Placotine?</h2>



<p>Sarah : Bougeotte et Placotine, ce sont des centres de mise en forme dans lesquels on offre des cours de groupe conçus pour la femme enceinte et la nouvelle maman. Nous avons trois centres dans la région de Québec et 2 franchises, une à Montréal et une à Sherbrooke.</p>



<p>Maîtrise en périnatalité en main, mon objectif était d'offrir des cours selon les phases de la grossesse et de rééducation en période postnatale. Nos centres offrent ainsi des cours semi-privés (6 à 8 personnes) très diversifiés dans des espaces physiques, conçus pour accueillir les familles.</p>



<h2>Daniel : Comment jonglez-vous avec le fait que votre clientèle cible est passagère, c'est-à-dire des femmes en période postnatale?</h2>



<p>Sarah : Nous sommes beaucoup impliqués avec des professionnels de la santé : présentations dans des cliniques médicales, formations avec les gynécologues, etc. Nous sommes également en étroite collaboration avec les physiothérapeutes périnéales, ce qui fait en sorte qu'on est très souvent référés. Tout ça amène un très beau roulement dans notre clientèle.</p>



<h2>Daniel : Avec la pandémie actuelle, tes centres sont actuellement fermés mais tu prépares leur réouverture si je ne me trompe pas?</h2>



<p>Sarah : Tout à fait! Nous avons recommencé les cours extérieurs en février tandis que nos centres rouvriront début avril. Sinon, on a toujours l'option de cours virtuels qui roule actuellement sur notre site web.</p>



<h2>Daniel : Parlons un peu de périnatalité. Quels sont les étapes à suivre pour la remise en forme après un accouchement?</h2>



<p>Sarah : On doit abord savoir qu'il n'y a aucune règle universelle si ce n'est que le mot progression! Chaque femme a un niveau de forme physique différent avant la grossesse, un niveau de forme physique différent pendant la grossesses, l'accouchement est également unique et pour finir, le bébé qui suit est unique. L'analyse de tout ça doit se faire et vient teinter la remise en forme. </p>



<p>Ainsi, une femme qui, par exemple, a couru pendant toute sa grossesse et qui a connu un bel accouchement, pourra reprendre plus rapidement. Malgré tout, aucune femme n'échappe aux hormones de grossesses qui vont impacter beaucoup la stabilité du bassin et des muscles profonds qui soutiennent les organes. </p>



<p>Je fais souvent l'analogie avec une foulure...c'est comme si votre plancher pelvien et vos abdos étaient foulés. Selon le grade, on peut s'entraîner dessus mais on se doit d'être prudentes et à l'écoute.</p>



<p>Règle générale, on recommande du repos complet les 10 jours suivants l'accouchement. On doit savoir que la période de repos en post-natale est nécessaire puisque, outre l'accouchement qui est très exigeant, les muscles sont très lâches et trop étirés. On peut par contre effectuer de légers exercices comme la respiration abdominale, le contracte/relâche du plancher pelvien, bouger le diaphragme, etc.</p>



<p>Après les 10 jours, on doit voir quels sont les objectifs physiques futurs mais chose certaine, on doit enclencher le renforcement de la musculature profonde en lui créant du stress mais tout en respectant une progression. </p>



<p>Les 6 à 8 semaines qui suivent l'accouchement est une période de guérisons des tissus donc une période critique puisqu'il y a un certain système inflammatoire qui s'est créé. Le dosage de l'effort est de mise.</p>



<p>On doit ensuite avoir comme objectif d'éliminer tous symptômes reliés à la grossesse et l'accouchement dans les premiers 3 mois. En effet, si les symptômes sont toujours présents après cette période et que la maman n'a rien fait pour contrer le tout, elle a 9 chances sur 10 de garder les problématiques liées au plancher pelvien dans les 5 années qui suivent!</p>



<p>À partir de 3 mois, il y a une foule de facteurs qui entrent en bout de compte. Certaines filles recommencent à courir partir de 6 semaines! On doit par contre garder à l'esprit que tant que la femme ne recommence pas son cycle menstruel normal, elle a encore des hormones de grossesses qui apportent un déséquilibre hormonal donc, une capacité moindre à la guérison des tissus. Ceci étant dit, c'est en effet un moment assez juste pour débuter la remise en forme en suivant une progression.</p>



<h2>Daniel : Suggères-tu de prendre un rv avec un physiothérapeute ou médecin avant de recommencer le remise en forme?</h2>



<p>Sarah : la meilleure chose, c'est d'aller voir un physiothérapeute périnéale en période post-natale, c'est-à-dire bien avant l'accouchement. Le physio peut parfois détecter de petits points à travailler qui peuvent faire une grosse différence à l'accouchement et après celui-ci.</p>



<p>Par la suite, 6 à 8 semaines après l'accouchement, une visite chez le physiothérapeute périnéale est également recommandé. L'avis d'un professionnel est très sécurisant pour la maman qui débute sa remise en forme. </p>



<p>Rencontre ou pas, les sensations et perceptions de la mère sont très importantes lorsqu'elle recommence à bouger. Il y a beaucoup d'essais et erreurs mais en maintenant une progression respectable, les risques sont faibles. </p>



<h2>Daniel : Sachant que la grossesse et la périnatalité sont des épreuves éprouvantes et que les professionnels de la santé sont souvent teintés par leur propre expérience, j'imagine que ça doit être un défi de taille de gérer ta clientèle avec détachement? </h2>



<p>Sarah : en fait, la majorité des kinésiologues chez Bougeotte et Placotine ne sont pas mamans. D'un autre côté, on a vu une quantité énorme de profils de mamans donc je crois que ça nous aide à bien gérer le tout et à encadrer nos clientes de façon adéquate.</p>



<p> Il faut également savoir que le rôle d'un kinésiologue est l'accompagnement et non une prise en charge. Ce sont les mamans qui tiennent les reines de leur rééducation et nous sommes présents pour les guider dans le processus. L'expérience permet d'avoir une agilité avec les clientes.</p>



<h2>Daniel: Au-delà de la réouverture de tes centres, quels sont tes projets futurs?</h2>



<p>Sarah : on aimerait ouvrir de nouveaux Bougeotte et Placotine et se positionner davantage au niveau de notre expertise. Notre objectif primaire demeure le même : faire bouger le plus de mamans possible, et ce, peu importe leur localisation. On attaque actuellement les franchises et on aimerait beaucoup sortir de la province de Québec.</p>



<p> </p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Suite à un accouchement, à quel moment peut-on recommencer à courir? À marcher? À faire du vélo? Est-ce quil y a des activités à éviter ou au contraire, dautres quil faut absolument inclure?



Cest à ces questions que Sarah Baribeau, kinésiologue, kinés]]></itunes:subtitle>
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<p><strong>C'est à ces questions que Sarah Baribeau, kinésiologue, kinésithérapeute et fondatrice de <a href="https://www.bougeotteetplacotine.ca/?gclid=CjwKCAjw6fCCBhBNEiwAem5SO778H8Infrweb9Wn-haDzgOmzn-lVXPlkkwFv03UA4ry5bkRMhJa4hoCgEkQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="https://www.bougeotteetplacotine.ca/?gclid=CjwKCAjw6fCCBhBNEiwAem5SO778H8Infrweb9Wn-haDzgOmzn-lVXPlkkwFv03UA4ry5bkRMhJa4hoCgEkQAvD_BwE">Bougeotte et Placotine</a>, répondra dans ce podcast.</strong></p>





<h2>Daniel : Parle nous de Bougeotte et Placotine?</h2>



<p>Sarah : Bougeotte et Placotine, ce sont des centres de mise en forme dans lesquels on offre des cours de groupe conçus pour la femme enceinte et la nouvelle maman. Nous avons trois centres dans la région de Québec et 2 franchises, une à Montréal et une à Sherbrooke.</p>



<p>Maîtrise en périnatalité en main, mon objectif était d'offrir des cours selon les phases de la grossesse et de rééducation en période postnatale. Nos centres offrent ainsi des cours semi-privés (6 à 8 personnes) très diversifiés dans des espaces physiques, conçus pour accueillir les familles.</p>



<h2>Daniel : Comment jonglez-vous avec le fait que votre clientèle cible est passagère, c'est-à-dire des femmes en période postnatale?</h2>



<p>Sarah : Nous sommes beaucoup impliqués avec des professionnels de la santé : présentations dans des cliniques médicales, formations avec les gynécologues, etc. Nous sommes également en étroite collaboration avec les physiothérapeutes périnéales, ce qui fait en sorte qu'on est très souvent référés. Tout ça amène un très beau roulement dans notre clientèle.</p>



<h2>Daniel : Avec la pandémie actuelle, tes centres sont actuellement fermés mais tu prépares leur réouverture si je ne me trompe pas?</h2>



<p>Sarah : Tout à fait! Nous avons recommencé les cours extérieurs en février tandis que nos centres rouvriront début avril. Sinon, on a toujours l'option de cours virtuels qui roule actuellement sur notre site web.</p>



<h2>Daniel : Parlons un peu de périnatalité. Quels sont les étapes à suivre pour la remise en forme après un accouchement?</h2>



<p>Sarah : On doit abord savoir qu'il n'y a aucune règle universelle si ce n'est que le mot progression! Chaque femme a un niveau de forme physique différent avant la grossesse, un niveau de forme physique différent pendant la grossesses, l'accouchement est également unique et pour finir, le bébé qui suit est unique. L'analyse de tout ça doit se faire et vient teinter la remise en forme. </p>



<p>Ainsi, une femme qui, par exemple, a couru pendant toute sa grossesse et qui a connu un bel accouchement, pourra reprendre plus rapidement. Malgré tout, aucune femme n'échappe aux hormones de grossesses qui vont impacter beaucoup la stabilité du bassin et des muscles profonds qui soutiennent les organes. </p>



<p>Je fais souvent l'analogie avec une foulure...c'est comme si votre plancher pelvien et vos abdos étaient foulés. Selon le grade, on peut s'entraîner dessus mais on se doit d'être prudentes et à l'écoute.</p>



<p>Règle générale, on recommande du repos complet les 10 jours suivants l'accouchement. On doit savoir que la période de repos en post-natale est nécessaire puisque, outre l'accouchement qui est très exigeant, les muscles sont très lâches et trop étirés. On peut par contre effectuer de légers exercices comme la respiration abdominale, le contracte/relâche du plancher pelvien, bouger le diaphragme, etc.</p>



<p>Après les 10 jours, on doit voir quels sont les objectifs physiques futurs mais chose certaine, on doit enclencher le renforcement de la musculature profonde en lui créant du stress mais tout en respectant une progression. </p>



<p>Les 6 à 8 semaines qui suivent l'accouchement est une période de guérisons des tissus donc une période critique puisqu'il y a un certain système inflammatoire qui s'est créé. Le dosage de l'effort est de mise.</p>



<p>On doit ensuite avoir comme objectif d'éliminer tous symptômes reliés à la grossesse et l'accouchement dans les premiers 3 mois. En effet, si les symptômes sont toujours présents après cette période et que la maman n'a rien fait pour contrer le tout, elle a 9 chances sur 10 de garder les problématiques liées au plancher pelvien dans les 5 années qui suivent!</p>



<p>À partir de 3 mois, il y a une foule de facteurs qui entrent en bout de compte. Certaines filles recommencent à courir partir de 6 semaines! On doit par contre garder à l'esprit que tant que la femme ne recommence pas son cycle menstruel normal, elle a encore des hormones de grossesses qui apportent un déséquilibre hormonal donc, une capacité moindre à la guérison des tissus. Ceci étant dit, c'est en effet un moment assez juste pour débuter la remise en forme en suivant une progression.</p>



<h2>Daniel : Suggères-tu de prendre un rv avec un physiothérapeute ou médecin avant de recommencer le remise en forme?</h2>



<p>Sarah : la meilleure chose, c'est d'aller voir un physiothérapeute périnéale en période post-natale, c'est-à-dire bien avant l'accouchement. Le physio peut parfois détecter de petits points à travailler qui peuvent faire une grosse différence à l'accouchement et après celui-ci.</p>



<p>Par la suite, 6 à 8 semaines après l'accouchement, une visite chez le physiothérapeute périnéale est également recommandé. L'avis d'un professionnel est très sécurisant pour la maman qui débute sa remise en forme. </p>



<p>Rencontre ou pas, les sensations et perceptions de la mère sont très importantes lorsqu'elle recommence à bouger. Il y a beaucoup d'essais et erreurs mais en maintenant une progression respectable, les risques sont faibles. </p>



<h2>Daniel : Sachant que la grossesse et la périnatalité sont des épreuves éprouvantes et que les professionnels de la santé sont souvent teintés par leur propre expérience, j'imagine que ça doit être un défi de taille de gérer ta clientèle avec détachement? </h2>



<p>Sarah : en fait, la majorité des kinésiologues chez Bougeotte et Placotine ne sont pas mamans. D'un autre côté, on a vu une quantité énorme de profils de mamans donc je crois que ça nous aide à bien gérer le tout et à encadrer nos clientes de façon adéquate.</p>



<p> Il faut également savoir que le rôle d'un kinésiologue est l'accompagnement et non une prise en charge. Ce sont les mamans qui tiennent les reines de leur rééducation et nous sommes présents pour les guider dans le processus. L'expérience permet d'avoir une agilité avec les clientes.</p>



<h2>Daniel: Au-delà de la réouverture de tes centres, quels sont tes projets futurs?</h2>



<p>Sarah : on aimerait ouvrir de nouveaux Bougeotte et Placotine et se positionner davantage au niveau de notre expertise. Notre objectif primaire demeure le même : faire bouger le plus de mamans possible, et ce, peu importe leur localisation. On attaque actuellement les franchises et on aimerait beaucoup sortir de la province de Québec.</p>



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C'est à ces questions que Sarah Baribeau, kinésiologue, kinésithérapeute et fondatrice de Bougeotte et Placotine, répondra dans ce podcast.





Daniel : Parle nous de Bougeotte et Placotine?



Sarah : Bougeotte et Placotine, ce sont des centres de mise en forme dans lesquels on offre des cours de groupe conçus pour la femme enceinte et la nouvelle maman. Nous avons trois centres dans la région de Québec et 2 franchises, une à Montréal et une à Sherbrooke.



Maîtrise en périnatalité en main, mon objectif était d'offrir des cours selon les phases de la grossesse et de rééducation en période postnatale. Nos centres offrent ainsi des cours semi-privés (6 à 8 personnes) très diversifiés dans des espaces physiques, conçus pour accueillir les familles.



Daniel : Comment jonglez-vous avec le fait que votre clientèle cible est passagère, c'est-à-dire des femmes en période postnatale?



Sarah : Nous sommes beaucoup impliqués avec des professionnels de la santé : présentations dans des cliniques médicales, formations avec les gynécologues, etc. Nous sommes également en étroite collaboration avec les physiothérapeutes périnéales, ce qui fait en sorte qu'on est très souvent référés. Tout ça amène un très beau roulement dans notre clientèle.



Daniel : Avec la pandémie actuelle, tes centres sont actuellement fermés mais tu prépares leur réouverture si je ne me trompe pas?



Sarah : Tout à fait! Nous avons recommencé les cours extérieurs en février tandis que nos centres rouvriront début avril. Sinon, on a toujours l'option de cours virtuels qui roule actuellement sur notre site web.



Daniel : Parlons un peu de périnatalité. Quels sont les étapes à suivre pour la remise en forme après un accouchement?



Sarah : On doit abord savoir qu'il n'y a aucune règle universelle si ce n'est que le mot progression! Chaque femme a un niveau de forme physique différent avant la grossesse, un niveau de forme physique différent pendant la grossesses, l'accouchement est également unique et pour finir, le bébé qui suit est unique. L'analyse de tout ça doit se faire et vient teinter la remise en forme. 



Ainsi, une femme qui, par exemple, a couru pendant toute sa grossesse et qui a connu un bel accouchement, pourra reprendre plus rapidement. Malgré tout, aucune femme n'échappe aux hormones de grossesses qui vont impacter beaucoup la stabilité du bassin et des muscles profonds qui soutiennent les organes. 



Je fais souvent l'analogie avec une foulure...c'est comme si votre plancher pelvien et vos abdos étaient foulés. Selon le grade, on peut s'entraîner dessus mais on se doit d'être prudentes et à l'écoute.



Règle générale, on recommande du repos complet les 10 jours suivants l'accouchement. On doit savoir que la période de repos en post-natale est nécessaire puisque, outre l'accouchement qui est très exigeant, les muscles sont très lâches et trop étirés. On peut par contre effectuer de légers exercices comme la respiration abdominale, le contracte/relâche du plancher pelvien, bouger le diaphragme, etc.



Après les 10 jours, on doit voir quels sont les objectifs physiques futurs mais chose certaine, on doit enclencher le renforcement de la musculature profonde en lui créant du stress mais tout en respectant une progression. 



Les 6 à 8 semaines qui suivent l'accouchement est une période de guérisons des tissus donc une période critique puisqu'il y a un certain système inflammatoire qui s'est créé. Le dosage de l'effort est de mise.



On doit ensuite avoir comme objectif d'éliminer tous symptômes reliés à la grossesse et l'accouchement dans les premiers 3 mois. En effet, si les symptômes sont toujours présents après cette période et que la maman n'a rien fait pour contrer le tout, elle a 9 chances sur 10 de garder les problématiques liées au planc]]></itunes:summary>
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<item>
	<title>S2E7 : Comment Bruno Blanchet a-t-il débuté la course à pied?</title>
	<link>https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/s2e7-comment-bruno-blanchet-a-t-il-debute-la-course-a-pied/</link>
	<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 15:50:19 +0000</pubDate>
	<dc:creator><![CDATA[Groupe Défis]]></dc:creator>
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	<description><![CDATA[<p>Aujourd'hui, on a un genre de rêve qui se réalise. Ancien fan de l'émission <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Studio_(%C3%A9mission_de_t%C3%A9l%C3%A9vision)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Studio</a>, j'ai rencontré Bruno Blanchet afin de discuter de sa passion pour la course à pied et l'entraînement. En effet, ce dernier mentionne que ses entretiens sont surtout orientés sur ses personnages comme Anne-Marie ou encore Tite dent mais rarement pour parler de sports. </p>



<p>Grand voyageur et actuellement installé en Thaïlande avec sa conjointe, nous avons voulu établir une relation entre la pratique d'un sport et le voyage! Qui de mieux que Bruno pour nous expliquer le tout, de façon imagée et humoristique!</p>





<h2>Daniel : Qu'est ce qui t'a poussé à débuter la course à pied?</h2>



<p>Bruno : Dans mon jeune âge, je pratiquais énormément de sports d'équipe tels que le hockey, le football, le soccer, etc., mais jamais de sports individuels. Je pratiquais un peu la course à pied mais seulement avec comme objectif d'être mieux préparé pour les sports d'équipes qui m'animaient. Pour moi, à cette époque, faire du sport, c'était un affaire de gang et je ne me voyais pas faire ça seul. </p>



<p>Le tout a changé à l'âge de 40 ans environ. J'étais aux Iles Fidji et je vivais sur une île où il n'y avait pas de routes donc la plongée sous-marine était mon activité quotidienne. Comme ce n'est pas une activité physique très demandante, j'ai vite réalisé que ma forme physique n'était pas optimale et j'ai voulu remédier à la situation. Comme j'étais limité dans mes options et que la course est d'une simplicité alarmante, je me suis mis à courir sur la plage. </p>



<p>J'ai eu la chance d'avoir les précieux conseils d'un ami, ancien coureur d'élite, qui était avec moi sur l'île. On s'est concoctés un petit sentier dans la jungle et de fil en aiguille, je me suis inscrit à ma première compétition à vie, quelques semaines plus tard. C'était en 2004, <a href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/2017/12/21/10-km-10-chansons-10-reflexions/" title="10 km / 10 chansons / 10 réflexions">un 10 km</a>, et j'étais persuadé que j'allais gagner. La réalité fût tout autre : un petit garçon d'environ 8 ans m'a dépassé... en gougoune! Malgré tout, cette course m'a profondément marquée et a contribué à mon amour pour la course à pied. Je cours maintenant partout où je vais. </p>



<p>J'ai tellement couru et j'ai réussi à gagner une course, mais détrompez-vous, ce ne fût pas une bonne chose pour moi. Je me suis tellement <a href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/episode-7-le-pace-du-bonheur-rencontre-avec-nathalie-bisson/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="Épisode 7 – Le Pace du Bonheur, rencontre avec Nathalie Bisson">mis de pression</a> par la suite que j'ai perdu l'essence même de mon désir de courir. Je me suis brûlé ... autant physiquement que mentalement et j'ai arrêté de courir pendant 3 mois ce qui a entraîné une perte de forme physique et un gain de poids (que mes amis Thaïlandais ne ce sont pas gênés de me faire remarquer). </p>



<p>J'ai par la suite recommencé et ça m'a fait du bien. Je cours maintenant pour les bonnes raisons selon moi ; soit faire partie d'une communauté de gens en formes, énergiques et bien dans leur peau. Je cours surtout pour ne pas gagner une course à nouveau!</p>



<h2>Daniel : Tu es quelqu'un de compétitif si je comprends bien?</h2>



<p>Bruno : C'est certain que mon passé de joueur de hockey élite a modulé ce trait. Aussi,  je ne suis pas quelqu'un qui a des ambitions énormes :  je vis simplement. Je veux seulement avoir du temps ; du temps pour m'entraîner, pour faire des choses que j'aime,  etc. et vivre le moins de stress possible. Mais oui, je suis compétitif et ça m'énerve quand ça surgit.  </p>



<p>Cet aspect compétitif m'a aussi amené à faire de la musculation (on espère avec un <a href="http://altterre.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Altterre</a> ;-) ) et de la boxe muay thai. </p>



<h2>Daniel : Selon toi, quel parallèle peut-on faire entre les voyages et la course?</h2>



<p>Bruno : Chaque course amène son lot de préparation : de la préparation de la course proprement dit, à la préparation de nos sacs, de la réservation de l'hôtel, à la logistique des déplacements, etc. Tout y passe...comme lors d'un voyage! </p>



<p>On doit valoriser ces aspects là et non seulement se déplacer uniquement pour aller courir. Voyons-le comme un voyage ou on profite de l'expérience en visitant, en prenant des photos, en parlant aux gens, bref, en prenant le temps.</p>



<p>En le voyant sous cet angle là, ça rends le tout plus léger et plus agréable. Ça permet aussi d'ouvrir l'oeil et d'apprécier l'expérience davantage. J'ai parcouru la Thailande de long en large grâce à divers événements sportifs!</p>



<h2>Daniel : Peux-tu nous raconter une anecdote de course que tu as vécue et qui t'a marquée beaucoup ?</h2>



<p>Bruno : Ma copine et moi faisions une course de trail dans le nord de la Thailande. Elle était inscrite au 10 km et moi au 30km. Les puces de chrono, pour cet événement, devaient être fixées sur les souliers. </p>



<p>On se sentait super bien cette journée là... tellement bien qu'on a terminé tous les deux deuxième dans nos groupes d'âge! Fiers, on se dirige à la tente des chronos pour finalement s'apercevoir que nous avions mélangé nos puces par accident avant le départ!  Résultats? Deux beaux DNF. On a tellement ris mais un rire de "on est dont bien tartes". </p>



<p>Juste avant la remise des prix, ma copine et moi nous sommes pris en photo avec les trophées qui auraient dû être les nôtres. De retour à la maison, on s'est ventés d'avoir terminés deuxième avec comme preuve les dites photos! Ne cherchez pas nos trophées sur nos tables de chevets par contre! </p>]]></description>
	<itunes:subtitle><![CDATA[Aujourdhui, on a un genre de rêve qui se réalise. Ancien fan de lémission Le Studio, jai rencontré Bruno Blanchet afin de discuter de sa passion pour la course à pied et lentraînement. En effet, ce dernier mentionne que ses entretiens sont surtout orient]]></itunes:subtitle>
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	<itunes:title><![CDATA[Comment Bruno Blanchet a débuté la course à pied?]]></itunes:title>
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	<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui, on a un genre de rêve qui se réalise. Ancien fan de l'émission <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Studio_(%C3%A9mission_de_t%C3%A9l%C3%A9vision)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Studio</a>, j'ai rencontré Bruno Blanchet afin de discuter de sa passion pour la course à pied et l'entraînement. En effet, ce dernier mentionne que ses entretiens sont surtout orientés sur ses personnages comme Anne-Marie ou encore Tite dent mais rarement pour parler de sports. </p>



<p>Grand voyageur et actuellement installé en Thaïlande avec sa conjointe, nous avons voulu établir une relation entre la pratique d'un sport et le voyage! Qui de mieux que Bruno pour nous expliquer le tout, de façon imagée et humoristique!</p>





<h2>Daniel : Qu'est ce qui t'a poussé à débuter la course à pied?</h2>



<p>Bruno : Dans mon jeune âge, je pratiquais énormément de sports d'équipe tels que le hockey, le football, le soccer, etc., mais jamais de sports individuels. Je pratiquais un peu la course à pied mais seulement avec comme objectif d'être mieux préparé pour les sports d'équipes qui m'animaient. Pour moi, à cette époque, faire du sport, c'était un affaire de gang et je ne me voyais pas faire ça seul. </p>



<p>Le tout a changé à l'âge de 40 ans environ. J'étais aux Iles Fidji et je vivais sur une île où il n'y avait pas de routes donc la plongée sous-marine était mon activité quotidienne. Comme ce n'est pas une activité physique très demandante, j'ai vite réalisé que ma forme physique n'était pas optimale et j'ai voulu remédier à la situation. Comme j'étais limité dans mes options et que la course est d'une simplicité alarmante, je me suis mis à courir sur la plage. </p>



<p>J'ai eu la chance d'avoir les précieux conseils d'un ami, ancien coureur d'élite, qui était avec moi sur l'île. On s'est concoctés un petit sentier dans la jungle et de fil en aiguille, je me suis inscrit à ma première compétition à vie, quelques semaines plus tard. C'était en 2004, <a href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/2017/12/21/10-km-10-chansons-10-reflexions/" title="10 km / 10 chansons / 10 réflexions">un 10 km</a>, et j'étais persuadé que j'allais gagner. La réalité fût tout autre : un petit garçon d'environ 8 ans m'a dépassé... en gougoune! Malgré tout, cette course m'a profondément marquée et a contribué à mon amour pour la course à pied. Je cours maintenant partout où je vais. </p>



<p>J'ai tellement couru et j'ai réussi à gagner une course, mais détrompez-vous, ce ne fût pas une bonne chose pour moi. Je me suis tellement <a href="https://staging-defisca.kinsta.cloud/podcast/episode-7-le-pace-du-bonheur-rencontre-avec-nathalie-bisson/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" title="Épisode 7 – Le Pace du Bonheur, rencontre avec Nathalie Bisson">mis de pression</a> par la suite que j'ai perdu l'essence même de mon désir de courir. Je me suis brûlé ... autant physiquement que mentalement et j'ai arrêté de courir pendant 3 mois ce qui a entraîné une perte de forme physique et un gain de poids (que mes amis Thaïlandais ne ce sont pas gênés de me faire remarquer). </p>



<p>J'ai par la suite recommencé et ça m'a fait du bien. Je cours maintenant pour les bonnes raisons selon moi ; soit faire partie d'une communauté de gens en formes, énergiques et bien dans leur peau. Je cours surtout pour ne pas gagner une course à nouveau!</p>



<h2>Daniel : Tu es quelqu'un de compétitif si je comprends bien?</h2>



<p>Bruno : C'est certain que mon passé de joueur de hockey élite a modulé ce trait. Aussi,  je ne suis pas quelqu'un qui a des ambitions énormes :  je vis simplement. Je veux seulement avoir du temps ; du temps pour m'entraîner, pour faire des choses que j'aime,  etc. et vivre le moins de stress possible. Mais oui, je suis compétitif et ça m'énerve quand ça surgit.  </p>



<p>Cet aspect compétitif m'a aussi amené à faire de la musculation (on espère avec un <a href="http://altterre.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Altterre</a> ;-) ) et de la boxe muay thai. </p>



<h2>Daniel : Selon toi, quel parallèle peut-on faire entre les voyages et la course?</h2>



<p>Bruno : Chaque course amène son lot de préparation : de la préparation de la course proprement dit, à la préparation de nos sacs, de la réservation de l'hôtel, à la logistique des déplacements, etc. Tout y passe...comme lors d'un voyage! </p>



<p>On doit valoriser ces aspects là et non seulement se déplacer uniquement pour aller courir. Voyons-le comme un voyage ou on profite de l'expérience en visitant, en prenant des photos, en parlant aux gens, bref, en prenant le temps.</p>



<p>En le voyant sous cet angle là, ça rends le tout plus léger et plus agréable. Ça permet aussi d'ouvrir l'oeil et d'apprécier l'expérience davantage. J'ai parcouru la Thailande de long en large grâce à divers événements sportifs!</p>



<h2>Daniel : Peux-tu nous raconter une anecdote de course que tu as vécue et qui t'a marquée beaucoup ?</h2>



<p>Bruno : Ma copine et moi faisions une course de trail dans le nord de la Thailande. Elle était inscrite au 10 km et moi au 30km. Les puces de chrono, pour cet événement, devaient être fixées sur les souliers. </p>



<p>On se sentait super bien cette journée là... tellement bien qu'on a terminé tous les deux deuxième dans nos groupes d'âge! Fiers, on se dirige à la tente des chronos pour finalement s'apercevoir que nous avions mélangé nos puces par accident avant le départ!  Résultats? Deux beaux DNF. On a tellement ris mais un rire de "on est dont bien tartes". </p>



<p>Juste avant la remise des prix, ma copine et moi nous sommes pris en photo avec les trophées qui auraient dû être les nôtres. De retour à la maison, on s'est ventés d'avoir terminés deuxième avec comme preuve les dites photos! Ne cherchez pas nos trophées sur nos tables de chevets par contre! </p>]]></content:encoded>
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Grand voyageur et actuellement installé en Thaïlande avec sa conjointe, nous avons voulu établir une relation entre la pratique d'un sport et le voyage! Qui de mieux que Bruno pour nous expliquer le tout, de façon imagée et humoristique!





Daniel : Qu'est ce qui t'a poussé à débuter la course à pied?



Bruno : Dans mon jeune âge, je pratiquais énormément de sports d'équipe tels que le hockey, le football, le soccer, etc., mais jamais de sports individuels. Je pratiquais un peu la course à pied mais seulement avec comme objectif d'être mieux préparé pour les sports d'équipes qui m'animaient. Pour moi, à cette époque, faire du sport, c'était un affaire de gang et je ne me voyais pas faire ça seul. 



Le tout a changé à l'âge de 40 ans environ. J'étais aux Iles Fidji et je vivais sur une île où il n'y avait pas de routes donc la plongée sous-marine était mon activité quotidienne. Comme ce n'est pas une activité physique très demandante, j'ai vite réalisé que ma forme physique n'était pas optimale et j'ai voulu remédier à la situation. Comme j'étais limité dans mes options et que la course est d'une simplicité alarmante, je me suis mis à courir sur la plage. 



J'ai eu la chance d'avoir les précieux conseils d'un ami, ancien coureur d'élite, qui était avec moi sur l'île. On s'est concoctés un petit sentier dans la jungle et de fil en aiguille, je me suis inscrit à ma première compétition à vie, quelques semaines plus tard. C'était en 2004, un 10 km, et j'étais persuadé que j'allais gagner. La réalité fût tout autre : un petit garçon d'environ 8 ans m'a dépassé... en gougoune! Malgré tout, cette course m'a profondément marquée et a contribué à mon amour pour la course à pied. Je cours maintenant partout où je vais. 



J'ai tellement couru et j'ai réussi à gagner une course, mais détrompez-vous, ce ne fût pas une bonne chose pour moi. Je me suis tellement mis de pression par la suite que j'ai perdu l'essence même de mon désir de courir. Je me suis brûlé ... autant physiquement que mentalement et j'ai arrêté de courir pendant 3 mois ce qui a entraîné une perte de forme physique et un gain de poids (que mes amis Thaïlandais ne ce sont pas gênés de me faire remarquer). 



J'ai par la suite recommencé et ça m'a fait du bien. Je cours maintenant pour les bonnes raisons selon moi ; soit faire partie d'une communauté de gens en formes, énergiques et bien dans leur peau. Je cours surtout pour ne pas gagner une course à nouveau!



Daniel : Tu es quelqu'un de compétitif si je comprends bien?



Bruno : C'est certain que mon passé de joueur de hockey élite a modulé ce trait. Aussi,  je ne suis pas quelqu'un qui a des ambitions énormes :  je vis simplement. Je veux seulement avoir du temps ; du temps pour m'entraîner, pour faire des choses que j'aime,  etc. et vivre le moins de stress possible. Mais oui, je suis compétitif et ça m'énerve quand ça surgit.  



Cet aspect compétitif m'a aussi amené à faire de la musculation (on espère avec un Altterre ;-) ) et de la boxe muay thai. 



Daniel : Selon toi, quel parallèle peut-on faire entre les voyages et la course?



Bruno : Chaque course amène son lot de préparation : de la préparation de la course proprement dit, à la préparation de nos sacs, de la réservation de l'hôtel, à la logistique des déplacements, etc. Tout y passe...comme lors d'un voyage! 



On doit valoriser ces aspects là et non seulement se déplacer uniquement pour aller courir. Voyons-le comme un voyage ou on profite de l'expérience en visitant, en prenant des photos, en parlant aux gens, bref, en prenant le temps.



En le voyant sous cet angle là, ça rends le tout ]]></itunes:summary>
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